Action critique médias
Acrimed est une association française loi de 1901 de critique des médias, créée en 1996, dans la foulée du mouvement social de novembre...
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Association ou organisme français - Journalisme - Média Internet - Média altermondialiste - Altermondialisme - Critique du journalisme - Association fondée en 1996
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- Action-CRItique-MEDias est une association qui se propose de se former en Observatoire des ... concernant le site web : ACRIMED - Action Critique Médias... (source : netoo)
- La newsletter de juin 2008 d'Acrimed (Action Critique Médias) est arrivée : petite sélection personnelle :). Pas de télévision publique à prix cassé !... (source : blog.francetv)
- 8 Acrimed, Action Critique Médias, est une vitrine universitaire de PLPL. Ses travaux sont consultables sur le site. (source : homme-moderne)
Acrimed (Action CRItique MÉDias) est une association française loi de 1901 de critique des médias, créée en 1996, dans la foulée du mouvement social de novembre et décembre 1995 et dans le sillage d'un appel à la solidarité avec les grévistes, en réponse à la façon dont les grands médias auraient pris parti contre ce mouvement et neutralisé l'expression de ses acteurs[1].
Constituée en «Observatoire des médias», Acrimed réunit des journalistes et des salariés des médias, des chercheurs et des universitaires, des acteurs de la vie associative et politique. Association adhérente d'Attac jusqu'en 2008, Acrimed se réclame du mouvement altermondialiste. Comme Attac, Acrimed est membre fondateur de l'Observatoire français des médias (OFM).
Objectifs
Acrimed se donne pour but «d'intervenir publiquement, par l'ensemble des moyens à sa disposition, pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement, mais aussi les dérives du journalisme lorsqu'il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et lorsqu'il véhicule le prêt-à-penser de la société de marché»[2].
S'appuyant sur les analyses critiques d'économie et de sociologie des médias et du journalisme — et surtout sur les travaux de Pierre Bourdieu —, l'association se donne pour objectifs d'«informer sur l'information», sur son contenu et sur les conditions de sa production, mais aussi d'analyser les effets de la subordination des métiers du journalismes aux pouvoirs économiques qui dominent les médias[3] ainsi qu'aux pouvoirs politiques qui les maintiennent sous tutelle. Selon Acrimed, cette situation explique beaucoup la transgression répétée des règles de la déontologie journalistique. Parmi les cibles de l'association, on retiendra la critique de l'ensemble des formes de connivence pratiquée par une minorité de journalistes qui occupent les sommets de la profession, mais aussi la contestation des «intellectuels médiatiques» dont elle déplore l'omniprésence dans les médias.
L'association résume ses objectifs en quatre points[4] :
- Informer : informer sur l'information, son contenu et les formes de sa production, grâce à la mise en commun de savoirs théoriques, de savoirs professionnels, de savoirs militants. Une telle information repose sur une critique qui prend les choses à la racine : une critique radicale.
- Contester : contester l'ordre médiatique existant, ses concentrations pharaoniques et ses baronnies inamovibles, la prostitution de l'information et de la culture aux marchés financiers, la perpétuation d'un pluralisme anémié et , donc, d'une démocratie mutilée. Une telle contestation suppose une critique qui ne se laisse pas intimider par les gardes-barrières qui contrôlent l'accès à l'espace médiatique : une critique intransigeante.
- Proposer : proposer des transformations en profondeur des médias, parce qu'ils sont actuellement, pour la majeure partie, des médias dominants, c'est-à-dire des médias de la domination. Or, si un autre monde est envisageable, d'autres médias le sont aussi.
- Mobiliser : mobiliser et se mobiliser avec l'ensemble des composantes disponibles pour former un véritable front de lutte à la mesure des enjeux : la question des médias est une question démocratique principale, une question politique.
Le site Acrimed
Acrimed publie sur son site web des contributions élaborées par le comité de rédaction de l'association, mais aussi des articles de correspondants, le cas échéant sous forme de tribunes libres.
Ce site dispose d'une visibilité importante sur Internet : lors du débat au sujet du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, il a été montré par un groupe de recherche de l'Université de Compiègne qu'il était à identiqueité avec rezo. net l'un des principaux sites de référence sur le sujet, devancé uniquement par Libération. fr[5].
Le 20 novembre 2007, Acrimed a publié une note sur le traitement des grèves dans les transports publics, accusant TF1 de surexposer les propos défavorables à la grève et ses inconvénients et de ne laisser qu'une part congrue aux propos des grévistes[6].
Autres médias
Acrimed diffuse aussi ses travaux et analyses sur d'autres supports. Un Magazine, présenté comme une publication intempestive et aléatoire, est diffusé selon différents modes. Les n°1 et 3 sont en vente auprès de l'association directement. Les n°2 et 4 ont été diffusés en supplément dans le journal Le Plan B. L'association a aussi publié trois livres chez les Éditions Syllepse :
- Médias en campagne. Retours sur le référendum de 2005 coordonné et mis en forme par Henri Maler et Antoine Schwartz.
- Médias et mobilisations sociales. La morgue et le mépris coordonné et mis en forme par Henri Maler et Mathias Reymond.
- Tous les médias sont-ils de droite ? coordonné et mis en forme par Mathias Reymond et Grégory Rzepski.
Les rédacteurs d'Acrimed participent aussi à de nombreux débats en France ainsi qu'à l'étranger[7].
Le journal satirique PLPL[8] présentait Acrimed comme sa «vitrine universitaire». À quoi Acrimed réplique, ironiquement, que PLPL n'est que «l'une des succursales non franchisées d'Acrimed»[9].
Critiques
Les détracteurs de l'association, comme les journalistes Jean Quatremer[10] et Aliocha [11] se demandent où s'arrête l'étude critique des médias elle-même et où débute l'expression de points de vue politiques sous couvert de démontage d'argumentaires de journalistes et d'éditorialistes exprimant l'avis opposé.
Philippe Corcuff estime que des analyses d'Acrimed recourent à des explications de nature conspirationniste[12][13]. Pour Patrick Champagne et Acrimed, «ce donneur de leçons est [... ] un faussaire»[14].
Notes et références
- ↑ Voir l'«Appel pour une action démocratique sur le terrain des médias» (1996) et «Les médias face au mouvement social de la fin», article paru dans la revue S!lence en juin 1996.
- ↑ Voir Acrimed se présente sur le site de l'association.
- ↑ Voir l'exemple de Rupert Murdoch sur le site d'Acrimed.
- ↑ Voir le magazine n°1 d'Acrimed
- ↑ Carte des sites du débat sur le TCE établie par le groupe réseaux, territoires & géographie de l'information de l'Université de Compiègne.
- ↑ «Acrimed dénonce le traitement de la grève par les journaux de TF1», NouvelObs. com, 13 juin 2008.
- ↑ Les débats d'Acrimed.
- ↑ Le journal PLPL (Pour Lire Pas Lu) a laissé la place au mensuel Le Plan B suite à la fusion de sa rédaction avec celle du journal Fakir.
- ↑ Voir Dans «L'Actu des médias» (février 2003) .
- ↑ Voir par exemple la passe d'armes sur les modifications apportées par le Parlement européen à la directive services (ex-directive Bolkestein) entre Acrimed et Jean Quatremer de Libération. Le Monde et Libération : désinformation active sur la directive Bolkestein (Acrimed) et réponse de Jean Quatremer mais aussi re-réponse d'Acrimed
- ↑ «En finir avec Acrimed»[1], La plume d'Aliocha, en réaction à l'article Le Monde et le mouvement universitaire d'Acrimed
- ↑ Philippe Corcuff, «De quelques aspects marquants de la sociologie de Pierre Bourdieu», octobre 2004
- ↑ «Les journalistes sont-ils tous des vendus ?», Charlie Hebdo, 2004
- ↑ Acrimed, «Philippe Corcuff, critique «intelligent» de la critique des médias», Patrick Champagne, le 29 avril 2004 [2]
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