Indymedia

Indymedia est un média alternatif sous forme de réseau de collectifs indépendants dont l'objectif déclaré est d'assurer à tous la liberté de créer et de diffuser de l'information, en publication ouverte et avec modération a posteriori.



Catégories :

Média Internet - Association ou organisme international - Journalisme citoyen - Média altermondialiste - Altermondialisme - Critique du journalisme - Association ou organisme lié à la diffusion d'idées politiques

Recherche sur Google Images :


Source image : docs.indymedia.org
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Qu'est-ce que indymedia ? Indymedia est un collectif de media -activistes engagés dont l'objectif... Le site propose aussi des dossiers, un agenda interactif, ... (source : coordination5962.pieddebiche.fr.eu)
  • C'est la totalité des médias indépendants et contestataires qu'il s'agit d'entraver et ... Sur le site d'Indymedia : Le FBI saisit les disques dur d'un serveur Indymedia... Nous ne saurons par conséquent pas si Indymedia est accusé de terrorisme, ... (source : acrimed)
  • Indymedia est un média indépendant, qu'est ce que cela signifie?... On veut qu'Indymedia soit autant le site des hommes que des femmes, des jeunes que... (source : coj)
Logo d'Indymedia

Indymedia (ou IMC pour Independant Media Center) est un média alternatif sous forme de réseau de collectifs indépendants dont l'objectif déclaré est d'assurer à tous la liberté de créer et de diffuser de l'information, en publication ouverte et avec modération a posteriori. La tonalité des informations se situe à gauche ou alors à l'extrême gauche, cependant elle fluctue selon les antennes locales. Indymedia se revendique d'un discours anti-sexiste, anti-fasciste et anti-capitaliste.

Historique

Indymedia a été créé par divers organismes indépendants, alternatifs et militants pour couvrir les contre-manifestations de Seattle en 1999, lors de la réunion de l'OMC et du FMI. Le Centre Médias a permis à des journalistes d'échanger et d'envoyer en temps réel des renseignements, articles, photos, bandes audio et vidéo, via son site Internet.

En comprenant la totalité de ces organisations, le Centre Médias de Seattle a produit une série de cinq documentaires transmis chaque jour par satellite, dans l'ensemble des États-Unis, à des points d'accès public. [1]

Le Centre Médias a aussi produit son propre journal, distribué à Seattle et dans d'autres villes par l'intermédiaire d'Internet, mais aussi des centaines de bandes audio transmises à travers le Web. Il a enfin créé Studio X, une station de radio Internet émettant 24h/24h et basée à Seattle. Le site, qui utilise «un dispositif démocratique de publication ouverte», affirme avoir enregistré plus de 2 millions de connexions, et a été commenté sur America Online, Yahoo, CNN, BBC Online et de nombreux autres sites[2].

Au cours de l'année suivante, à travers un réseau décentralisé et autonome, des centaines d'activistes de l'information ont ouvert des Centres de Médias à Londres, au Canada, à Mexico, à Prague, en Belgique, en République populaire de Chine, en France et en Italie. Depuis, des Centres de médias indépendants (IMCs) ont été créés sur chaque continent. Le réseau compterait actuellement 167 centres dans 60 pays.

En septembre 2004, le serveur de Londres a été obligé, suite à un accord de coopération policière entre le gouvernement britannique et le FBI (pourtant en dehors de sa juridiction), de livrer aux services secrets américains le disque dur qui hébergeait plusieurs sites d'Indymedia (à cause semble-t-il de la publication sur Indymedia Nantes de la photo de deux membres de la police secrète suisse qui tentaient d'infiltrer une manifestation antimondialiste). Certains sites ont été inaccessibles pendant plusieurs jours et un long travail de restauration de leurs archives a dû être lancé[3]. Malgré la restitution des disques durs, certains[Qui ?] voient dans cette affaire un inquiétant précédent pour le principe de la liberté d'informer généralement et de la liberté d'Internet surtout[4].

En octobre 2006, Brad Will, un journaliste d'Indymedia New York, qui couvrait la révolte d'Oaxaca (Mexique) a été tué par balle par des hommes qui agiraient à la solde du gouverneur local Ulises Ruiz selon l'Assemblée populaire des peuples de Oaxaca[5], information confirmée par le quotidien mexicain membre du réseau Voltaire La Jornada[6].

Qu'est-ce qu'Indymedia ?

Indymedia se présente comme un collectif d'organismes de médias indépendants gérés par des modérateurs, affirmant offrir des informations sans esprit corporatif en permettant à tout à chacun de publier sa propre information / analyse.

Indymedia se considère comme une sorte d'agence de presse gérée collectivement. Chaque IMC est un groupe autonome qui a ses propres statuts, contrôle ses propres finances et prend ses propres décisions par ses propres processus, tout en respectant la base des «Principes d'Unité».

Indymedia s'efforce d'encourager les gens à créer des médias présentant des reportages indépendants, honnêtes, précis et puissants.

Un but à long terme serait de stimuler et favoriser le développement de médias aussi indépendants que envisageable dans le monde entier. Certains ont constitué leur Indymedia avec un but plus précis : permettre à des personnes, en devenant des acteurs de l'information, de se rendre compte qu'ils peuvent aussi prendre les commandes d'autres aspects de leur vie, qu'ils laissaient jusqu'désormais aux «experts» ou aux «professionnels».

Sur un plan plus pratique, certaines personnes, impliquées dans Indymedia, travaillent au développement de la télévision nationale et/ou mondiale ou des réseaux radio ; d'autres travaillent à la création d'un journal régulier, indépendant et mondial ; d'autres toujours, essaient d'assurer l'accès du public aux reportages et articles indépendants. Mais la plupart n'ont d'autre activité que la modération du site et sa maintenance sans chercher à "produire" de l'information. Tous prônent l'utilisation des logiciels libres. Quoique constitué de non professionnels, Indymedia publie l'information sous toutes ses formes : textes, sons, photos, radio.

Indymedia n'a pas de bureau central et par conséquent n'a pas d'adresse, de numéro de téléphone ou de fax. Certains IMCs locaux occupent des lieux, de manière permanente ou non, où ils centralisent l'information et se réunissent.

Fil d'actualités et open publishing

Le fil d'actualités d'Indymedia[7] travaille sur le principe de la publication ouverte (open publishing). C'est un principe essentiel dans le projet d'Indymedia qui permet aux individus de diffuser rapidement les actualités qu'ils souhaitent, sur un site Web accessible mondialement. Le réseau d'actualités encourage les gens à devenir des médias en publiant leurs articles, analyses et informations sur le site. D'ailleurs Indymedia s'est inspiré des paroles de Jello Biafra : «Don't hate the media, become the media!» («Ne hais pas les médias, deviens les médias»).

Selon Indymedia, n'importe qui peut publier sur ce réseau, à partir de n'importe quel ordinateur relié à Internet, en cliquant sur «publier» sur ses sites.

Cependant Indymedia se réserve le droit de créer des rubriques sur le site afin d'y ranger les articles publiés ; il n'y a cependant aucun collectif éditorial appelé qui s'en occupe. Un groupe de travail (Newswire working group ou «collectif de modération») a été constitué pour garder des traces de ce qui a été publié et effacer les envois en double, les messages commerciaux et tout autre envoi qui ne conviendrait pas aux principales directives éditoriales d'Indymedia : une sorte de modération a posteriori des contributions s'est mise en place pour modérer ou cacher les articles jugés racistes, fascistes ou sexistes. La définition de ce qui est raciste, fasciste ou sexiste fluctue selon les IMC. Certains comités considéreront les idées de la droite dite parlementaire comme «fascistes», d'autres seront plus tolérants. Il faut ici encore garder à l'esprit que chaque IMC est indépendant et que la politique éditoriale fluctue largement d'un IMC à l'autre.

Cependant l'ensemble des articles qui ne sont pas en valeur en première page demeurent accessibles au public à travers l'«administration éditoriale» et les zones «articles cachés» sur le site d'Indymedia (lien «publier» de la page d'ouverture).
Le groupe de travail d'un IMC regroupe un collectif d'administrateurs bénévoles s'y consacrant. Selon Indymedia, l'accès à ce groupe de travail est ouvert à tous et fonctionne de façon transparente (toutes les discussions, les décisions prises, les raisons de la cache d'un article sont accessibles sur les pages prévues à cet effet) et anti-hiérarchique (prise de décision par consensus).

Indépendance

Selon Indymedia, aucune société ne possèderait Indymedia, aucun gouvernement ne contrôlerait l'organisation, aucun donateur unique ne financerait le projet. Indymedia affirme n'être le porte-parole d'aucun parti ou organisation politique. Les articles sont fréquemment d'une sensibilité libertaire.

De même que les personnes individuelles, les organisations ou partis politiques peuvent publier des articles sur le fil d'actualités Indymedia, mais la propagande d'organisations politiques n'est que rarement publiée.

Financement

Indymedia finance toutes ses activités par donations. Le réseau finance entièrement sa structure technique avec un budget d'environ deux mille dollars[8].

Priorités

Indymedia considère être désormais bien implanté dans le monde occidental, et souhaite étendre son influence dans les pays du Sud. Les centres du Nord auraient déjà envoyé du matériel de montage vidéo, des ordinateurs et des modems vers les Indymedia Centers de la Russie, de l'Argentine, du Brésil, de la République du Congo, de la Colombie, du Mexique : Oaxaca et Chiapas.

Quelle est l'influence médiatique d'Indymedia ?

Selon Indymedia, la meilleure preuve de sa crédibilité serait que les informations seraient reprises par les autres médias qui tiennent compte de ce qu'Indymedia fait pour ne pas passer à côté de tel ou tel sujet. CNN, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, a indiqué qu'Indymedia avait donné des informations erronées, ce qui selon Indymedia forme une preuve de son influence auprès des autres médias.

Pendant les périodes de grand trafic (par exemple, autour de la semaine des manifestations de Gênes G8, 5 millions de pages à peu près auraient été visitées selon l'estimation d'Indymedia), divers serveurs miroirs contiennent et partagent le trafic, rendant presque impossible l'accumulation de statistiques précises. Le site Indymedia lors de Seattle en 1999 aurait reçu plus d'un million de connexions par jour. «On avait tout autant d'audience que CNN. Et, grâce à nos articles ainsi qu'aux photos, on a forcé les grandes chaînes américaines à modifier leur traitement des violences commises par la police ainsi qu'à parler des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc».

Controverses

Certains textes publiés sur Indymedia, relevant quelquefois de l'éditorial ou de la tribune libre, font débat ou provoquent des réactions violentes. A titre d'exemple, les brigades rouges ont diffusé en 2002 sur l'un des sites d'Indymedia Italie leur texte de revendication suite à l'assassinat de Marco Biagi, alors que des Indymedia français se sont fait l'écho de messages de soutien à Cesare Battisti. L'hommage à Joëlle Aubron, membre d'Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.

Il est néanmoins indispensable de souligner que les collectifs ne sont pas responsables des textes publiés sur chaque Indymedia, ceux-ci n'engageant que leurs auteurs. L'unique rôle du collectif est en effet de veiller au bon fonctionnement de leur site, ce qui implique le plus souvent de supprimer les textes racistes ou haineux.

Le site a été critiqué pour sa politique de «chasse aux sorcières» d'extrême droite : il a publié sur son site les noms, adresses et photos de 241 sympathisants du parti nationaliste suisse [Lequel ?]. Le procédé avait été qualifié de "délicat" par la protection des données de Berne. En outre, Indymedia, sans vérifier ses informations, avait divulgué ainsi les coordonnées de personne qui n'étaient que des homonymes des personnes réellement sympathisantes du parti. Le procédé a été d'autant plus critiqué que l'extrême gauche avait particulièrement fortement condamné la police genevoise lorsqu'elle avait utilisé le même procédé avec un militant d'extrême gauche. L'avocat du militant a reconnu la démarche d'Indymedia comme n'étant pas «correcte»[9].

Notes et références

  1. Showdown in Seattle : five days that shook the WTO, sur le site Whispered Media.
  2. About Indymedia
  3. «L'mondiale policière contre Indymedia», communiqué d'Acrimed, 12 octobre 2004.
  4. Documents de l'affaire des disques durs, hébergés par Cryptome.
  5. «Un volontaire d'Indymedia tué lors d'une attaque de paramilitaires à Oaxaca», article tiré du site Indymedia
  6. (es) Brad Will, article tiré du site de La Jornada.
  7. Archives du fil d'infos
  8. Financement d'indymedia. org
  9. «Accusée à tort de nazisme sur le Net, elle crie son ras-le-bol», Le Matin, consulté le 10 juillet 2008.

Liens externes

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Indymedia.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/07/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu