Les Verts

Les Verts est un parti politique écologiste français de gauche, membre du parti Vert européen.



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Les Verts (France) - Mouvement écologiste - Environnementalisme - Altermondialisme - Parti politique français - Parti politique écologiste - Écologie politique - Parti Vert européen - Parti politique de la Cinquième République - Parti politique fondé en 1984

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  • Les Verts est un parti politique français écologiste de gauche.... En juin 1999, la liste des Verts aux élections européennes, conduite par Daniel... (source : al-imane)
  • (Les VERTS est un patronyme pluriel symbole de diversité que nous.... 6°- Election des Membres du Collège Exécutif Régional (sur proposition du Président)... (source : reslesverts.skyrock)
Les Verts
Le tournesol, emblème des Verts Français 
Secrétaire nationale Cécile Duflot
Fondation 1984
Disparition {{{disparition}}}
Siège 247, rue du Faubourg-Saint-Martin
75010 Paris
Porte-parole
Secrétaires nationaux adjoints Jean-Vincent Positionné, Jean-Marc Brulé, Mickaël Marie
Trésorier
Autres membres du Collège exécutif
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Présidents du groupe
au Sénat
à l'Assemblée Martine Billard, vice-présidente
au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit
Représentation du parti
Députés
Sénateurs
Députés européens
Idéologie Écologie politique, Politique verte, Fédéralisme
Affiliation européenne Parti Vert européen
Affiliation mondiale {{{mondiale}}}
Couleurs vert et jaune
Site Web www. lesverts. fr/
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

Les Verts (de son nom complet : Les Verts, Confédération écologiste – Parti écologiste) est un parti politique écologiste français de gauche, membre du parti Vert européen.

Historique

La participation des écologistes à la vie politique française remonte aux années 1970, la date symbolique étant celle de 1974, avec la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle. Par la suite, le mouvement écologiste participe à l'ensemble des scrutins : municipales en 1977, législatives en 1978 (sous l'intitulé Écologie 78), européennes en 1979 (Europe Écologie), présidentielle en 1981 (Brice Lalonde est le candidat de Aujourd'hui l'Écologie).

Le mouvement les Verts naît à l'automne 1982 à l'AG de Saint-Prix (Val d'Oise) sous le nom Les Verts-Parti Ecologiste (jusque là Mouvement d'écologie politique ou MEP) Peu après, d'autres écologistes fondent à Besançon Les Verts-Confédération Ecologiste. En 1984, à l'AG de Clichy, les deux mouvements rivaux fusionnent[1]. Le 24 avril 1988, Antoine Wæchter, candidat des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 3, 8% des suffrages exprimés (1 150 000 voix).

En 1986, Antoine Wæchter s'impose comme le chef de file du nouveau parti et fixe la ligne politique des Verts, «l'écologie politique n'est pas à marier» (dont on a retenu la formule : «ni droite, ni gauche») qui signifiait que les Verts considéraient que l'écologie était un nouveau courant de pensée politique différent de la droite et de la gauche. Antoine Wæchter et ses proches en déduisaient, ce qui n'était pas le cas de l'ensemble des Verts attachés à l'indépendance du paradigme de l'Écologie politique, que les écologistes pouvaient autant s'allier avec la droite que la gauche selon les circonstances. En pratique les Verts n'ont presque jamais conclu d'alliances qu'avec la gauche (sauf deux personnalités fortement contestées y compris à l'époque, à Bordeaux et Toulouse).

En 1989, les élections européennes marquent forte poussée verte avec Antoine Wæchter comme tête de liste. Les Verts obtiennent leur meilleur résultat avec 10.6% des voix. Pour les élections municipales, 175 listes obtiennent en moyenne 9% au premier tour avec des résultats quelquefois supérieurs à 15%.

Cette ligne politique est abandonnée en 1994 à l'Assemblée générale de Lille, les Verts décident alors d'accepter de passer des alliances dès le premier tour pour les élections législatives et les élections à scrutin majoritaire et de ne passer ces alliances qu'avec la gauche. C'est la fin du «ni, ni» qui mettait à identiqueité la droite et la gauche. Au contraire de ce qui est souvent affirmé, les Verts n'ont pas décidé de leur ancrage à gauche au sens où ils s'inscriraient dans cette famille politique, mais au sens où ils considéraient leur idéologie comme incompatible avec celle de la droite. Ils revendiquent l'héritage du combat de la gauche démocratique pour la justice sociale et la liberté, et jugent celui ci incompatible avec le dogme économique libéral. Dominique Voynet, qui s'est énormément battue pour faire accepter la politique d'alliance à gauche, déclarera d'ailleurs pendant sa campagne présidentielle de 1995 qu'elle n'est «ni catho ni de gauche» mais écologiste, et l'expression «ancrage à gauche» n'a pas été employée en 1994.

À cause de sa mise en minorité et des conflits internes assez durs qui suivent, Antoine Wæchter quitte les Verts pour fonder le Mouvement écologiste indépendant en 1994. Jusque là, des écologistes souverainistes ont quitté les Verts en 1993 et fondé la Confédération des écologistes indépendants [2].

Les Verts de 1995 à Actuellement

Le 23 avril 1995, Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 3, 3 % des suffrages exprimés (1 011 488 voix).

Après la victoire de la gauche et des Verts aux législatives de 1997, Dominique Voynet entre au gouvernement de Lionel Jospin comme ministre de l'Environnement et de l'aménagement du territoire (remplacée par Yves Cochet en 2001). Un deuxième élu Vert rejoint le gouvernement en 2000 : Guy Hascoët comme secrétaire d'État à l'Économie solidaire (voir Ministres du gouvernement de Lionel Jospin). A l'Assemblée nationale, les Verts forment avec le Parti radical-socialiste et le Mouvement des citoyens un groupe parlementaire commun, le Radical-citoyen-vert (qui n'est pas reconduit en 2002 faute de pouvoir réunir les 20 députés nécessaires).

Des militants verts manifestant en 2005 en faveur des services publics et contre les privatisations

En juin 1999, la liste des Verts aux élections européennes, conduite par Daniel Cohn-Bendit, obtient 9, 72 % des voix, les Verts envoient neuf députés européens à Strasbourg.

En mars 2001 la gauche perd les municipales, mais cette défaite est cachée par la conquête de grandes villes comme Lyon et Paris obtenue grâce à l'appui des Verts qui apparaissent comme les grands gagnants des élections. À Paris, le nouveau maire Bertrand Delanoë doit donner à ceux-ci, après de dures négociations dans l'entre deux tours, un nombre d'adjoints proportionnel à leurs résultats dans les urnes. C'est ainsi que cinq Verts deviennent adjoints au maire de Paris, dont certains sur principales délégations (Danielle Aufray, Denis Baupin, Yves Contassot, Christophe Girard, Pénélope Komitès).

2002, présidentielle et législatives

Le 21 avril 2002, Noël Mamère, candidat des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 5, 25 % des suffrages exprimés (1 495 901 voix). Il s'agit là du score principal réalisé par un candidat Vert au premier tour d'une élection présidentielle. Par contre, les élections législatives sont une catastrophe, les Verts payent leur participation trop docile à la majorité du Gouvernement de Lionel Jospin et sont entraînés dans la chute de la gauche (4, 51 % des voix au premier tour sur le plan national). La victoire de la droite mais aussi le mode de scrutin ne leur laissent que 3 élus à l'Assemblée nationale (contre 6 pour le précédent mandat).

La leçon est tirée lors de leur Assemblée fédérale de Nantes qui a lieu fin 2002 et où les Verts font leur autocritique. Ils estiment qu'ils auraient du sortir du gouvernement dès 2000 lorsque le contrat qu'ils avaient passé avec le Parti socialiste avait cessé d'être respecté, et réaffirmer leur radicalité politique. Le courant incarné par Dominique Voynet, qui avait en juin précédent évoqué la possibilité d'un grand parti unique de la gauche dans lequel se fondrait les Verts, est mis en minorité. En janvier 2003, Gilles Lemaire devient secrétaire national, succédant à Dominique Voynet.

Les régionales de 2004

Les années 2003 et 2004 sont parmi les plus complexes pour le mouvement. À cause de leurs faibles scores aux élections législatives, peu de candidats sont remboursés de leurs frais de campagne par l'État. Les Verts doivent par conséquent réglé eux même la majorité des factures, grevant ainsi lourdement leur budget. D'autre part, la direction peine à se faire entendre par les militants et ne peut s'opposer au jeu des tendances. La frange du mouvement qui réclame une alliance institutionnalisée avec le Parti socialiste accepte mal sa défaite de 2002, et mène une véritable guérilla contre les orientations votées à Nantes. Certaines personnalités comme Marie-Hélène Aubert n'interviennent dans les médias presque que pour critiquer la direction et Dominique Voynet s'attaque même publiquement à la légitimité de certaines listes autonomes des Verts lors des régionales de 2004.

Celles-ci, grâce aux bons résultats réalisés par les listes autonomes et la victoire des listes de la gauche et des Verts dans l'ensemble des régions de France, sauf l'Alsace, au soir du second tour, semblent stopper la série noire. Les Verts font leur entrée dans la majorité d'une vingtaine de régions.

À l'Assemblée fédérale de Reims fin 2004, une motion de synthèse - qui reprend en fait la majeure partie des orientations de l'Assemblée de Nantes - est votée à 92 %, les proches de Dominique Voynet et de Noël Mamère s'étant ralliés à la majorité. Le 16 janvier 2005, le secrétaire national Gilles Lemaire est remplacé par l'ancien porte-parole Yann Wehrling. Le vote massif de la synthèse de Reims lui permet d'animer un mouvement apaisé. L'Assemblée générale de Bordeaux en novembre 2006 confirmera ce rassemblement du mouvement et le CNIR de janvier 2006 pour la première fois depuis 8 ans élira le collège exécutif dès le premier tour de vote, Cécile Duflot devenant la nouvelle secrétaire nationale.

Le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen

À l'issu d'un référendum interne organiser en février 2005, les Verts ont surtout opté pour un «oui de raison» au référendum par 53 % des voix pour, 42 % contre et 5 % de bulletins blancs. Ils critiquent sévèrement le texte, surtout sa troisième partie jugée particulièrement libérale mais préféraient engranger ce qu'ils considéraient comme des avancées institutionnelles en faveur de la construction européenne. En fait une partie des militants a fait campagne pour le «Non», et le vote au sein du mouvement a suivi l'évolution de celui des électeurs. La majorité des ténors du parti appelaient clairement à voter «Oui» et si une partie des partisans du «Non» se sont faits particulièrement discrets dans les médias d'autres par contre, regroupés au sein du mouvement Les écologistes pour le Non ont ouvertement fait campagne aux côtés des collectifs contre le TCE. Au soir du 29 mai selon les sondages la majorité des électeurs Verts (60 %) s'est prononcée pour le «Non». Le CNIR de juin 2005 qui suit le référendum acte ces résultats, sur lequel il ne marquent aucun regret, et considérent qu'il faut prendre en compte le message envoyé par les électeurs le 26 mai 2005 pour relancer la construction d'une Europe plus sociale et plus démocratique. En septembre 2006 il adopte à l'unanimité une motion sur la demande d'une nouvelle constitution européenne qui ne serait pas sujette aux critiques faites au TCE.

Pour le traité modificatif européen, le Conseil national inter-régional du 24 novembre 2007 a voté que : S'il s'avérait qu'il n'y ait pas de référendum, malgré les fortes réticences qu'ils ont émises sur ce texte qui maintient en annexe des articles qui laissent la construction européenne dans une logique économique libérale et qui éloigne les citoyens de l'Europe, le CNIR estime au vu des avancées institutionnelles vers une Europe plus fédérale qu'il est préférable de ratifier le TME. Étant donnée leur analyse de ce texte, les Verts comprennent néanmoins que certains, qui partagent les mêmes engagements européens, puissent faire un choix différent.

La présidentielle de 2007

Au printemps 2006, une primaire interne est organisée pour désigner le candidat des Verts à l'élection présidentielle de 2007. Les 5 candidats à départager étaient Yves Cochet, Jean Desessard, Cécile Duflot, Alain Uguen et Dominique Voynet.

Ils ont obtenu respectivement :

La participation a été de 60, 4 %.

Les deux candidats arrivés en tête étant donc : Dominique Voynet et Yves Cochet (tous les deux clairement partisans du «Oui» au référendum de 2005). Le second tour donne une quasi-égalité de voix entre eux, avec uniquement deux voix d'écart (en faveur de Yves Cochet) sur un total de 5181 bulletins. Le compte des bulletins étant en plus contesté, il est par conséquent décidé de refaire ce deuxième tour en juillet 2006. La participation est de 64, 9 % et donne le résultat suivant :

Dominique Voynet est par conséquent la candidate des Verts à l'élection présidentielle. Elle n'obtient cependent que 1, 57 % des suffrages (soit 576 666 voix), ce qui est le plus mauvais résultat d'écologistes depuis la candidature de René Dumont en 1974. Au second tour, elle a appele à voter pour la candidate socialiste : Ségolène Royal.

L'avenir du parti en question après les élections de 2007

Après le faible score obtenu par Dominique Voynet, énormément s'interrogent sur l'avenir des Verts. Ainsi, dans un sondage paru dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, 48 % des sondés estimaient que la présidentielle 2007 avait signé l'arrêt de mort du parti.

Cependant, si les Verts doivent faire face à quelques défections dont l'ancien secrétaire national Jean-Luc Bennahmias qui a rejoint le Mouvement démocrate de François Bayrou, les départs sont peu nombreux et les Verts n'ont aucune difficulté à aligner plus de candidats pour les élections municipales de 2008 qu'en 2001, et les sollicitations des autres partis politiques pour qu'ils s'allient avec eux dès le premier tour n'ont jamais été aussi nombreuses.

Élections municipales et cantonales de 2008

Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti, a vu «une petite renaissance» dans les élections municipales et cantonales de 2008[3].

Aux cantonales, les Verts obtiennent 11, 54% des voix au premier tour[4]. Trente-quatre candidats (cinquante-deux en 2001), dont cinq sortants, peuvent se maintenir au second tour et onze sont élus (contre douze en 2001), portant ainsi à dix-huit le nombre de conseillers généraux du parti (sept élus en 2004).

Aux municipales, les Verts déposent des listes autonomes dans un tiers des trente-neuf villes de plus de 100 000 habitants et dans trente-deux villes de plus de 20 000 habitants[3]. Ils réunissent en moyenne 8, 7 % des suffrages au premier tour[4], [5] et ont fusionnent dans la majorité des cas au second tour avec leur allié traditionnel : le PS. [réf.  souhaitée]. Du fait de la poussée de la gauche ils gagnent aussi des élus dans les villes où ils font listes communes avec le Parti socialiste[réf.  souhaitée]

Après ce scrutin, le parti compte quarante-et-un maires (dont vingt-trois sortants) [4]. Dès le premier tour, Noël Mamère est réélu à Bègles (Gironde) [6], tout comme Jean-François Caron à Loos-en-Gohelle avec 82 % des voix[7]. Au second tour à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet l'emporte face au maire sortant apparenté PCF, Jean-Pierre Brard[8].

Mais à Paris, si dans le 2e arrondissement de la capitale, Jacques Boutault, seul maire d'arrondissement Vert depuis 2001, est réélu à 68 % des voix[9], les listes Vertes obtiennent en moyenne 6, 7 % des voix au premier tour (contre 12, 3 % en 2001), avant de fusionner pour le second tour avec les liste de la gauche de Bertrand Delanoë. Le groupe Vert au conseil de Paris passe de vingt-quatre à neuf élus et le nombre d'ajoints passe de huit à quatre et diminue en importance. [réf.  souhaitée]. Ainsi Denis Baupin reste adjoint au maire de Paris mais avec une délégation de moindre importance : adjoint aux transports de 2001 à 2008, il devient adjoint chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat[10].

Élections européennes de 2009

En juin 2008 le CNIR autorise le collège exécutif à prendre des contacts pour former pour les élections européennes de 2009 une liste allant de Hulot à Bové. Après une mise en scène de ce rassemblement aux Journée d'été des Verts où est projeté une vidéo particulièrement tournée par Nicolas Hulot accompagnée d'interventions de ses proches et de José Bové, le CNIR de septembre 2008 valide à l'unanimité une motion sur le cadre programmatique et organisationnel de la future campagne.

La campagne des Européennes est officiellement lancée le 20 octobre 2008 par un appel au Rassemblement de l'écologie intitulé Europe Écologie[11] de Jean-Paul Besset, Daniel Cohn-Bendit (coprésident du groupe Vert au parlement de l'Union européenne), Eva Joly, Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), José Bové, Yannick Jadot, Monica Frassoni (coprésidente du groupe Vert au parlement de l'Union européenne) et Antoine Wæchter (Président du Mouvement écologiste indépendant). Tous sont signataires d'un manifeste et sont présents à la conférence de presse de lancement[12]. Les têtes de listes d'Europe Écologie sont annoncées en janvier 2009. Le 7 juin au soir, les listes Europe Écologie obtiennent 16, 28 % des voix au niveau national et 14 députés au parlement européen, tout autant que le PS. C'est le meilleur score national des Verts à ce jour.

Le mouvement jeune des Verts

Le parti des Verts a aussi un mouvement de jeunesse nommé les Jeunes Verts / la Souris verte. Il a été créé en 2001 à Strasbourg à partir de groupes locaux de Chiche !, l'ancien mouvement de référence des jeunes écologistes et des Jeunes progressistes. Il est présent dans la majorité des grandes villes de France.

Les idées des Verts

Les Verts défendent les idées de l'écologie politique, ce qui est fréquemment confondu avec la défense de l'environnement. Cela va en fait bien au delà : les Verts militent pour que la société s'achemine progressivement vers un mode de vie durable en résolvant par l'action politique ses déséquilibres sociaux et environnementaux.

Les Verts se distinguent aussi des autres partis se réclamant de l'écologie, «indépendants» ou «de droite», qui font reposer leur politique sur un changement des comportements individuels. Les Verts considèrent au contraire qu'une transition vers un mode de vie soutenable doit demander des efforts à n'importe qui, et doit par conséquent faire appel à une action politique forte ainsi qu'à des modifications législatives.

Idées en matière économique et sociale

Les Verts considèrent[13] qu'un monde dans lequel subsistent de profondes inégalités sociales n'est pas durable. Ils dénoncent régulièrement le fait que les plus pauvres sont les toutes premières victimes de la dégradation de l'environnement alors même qu'ils en sont fréquemment les derniers responsables.

Refusant l'idéologie de la croissance affichée selon eux par l'ensemble des autres partis, les Verts pensent que l'économie non-marchande (associations, SELs, etc. ) joue un rôle essentiel dans la société qu'il convient de faciliter, par exemple en réduisant le temps de travail. Ils défendent le principe d'une décroissance de l'empreinte écologique, ce qui suppose une décroissance (au sens économique cette fois) selective, concernant certains secteurs tels l'automobile, l'énergie, l'industrie de l'armement.

D'un point de vue plus général, les Verts considèrent que les revenus d'une personne devraient représenter ce qu'elle apporte à la société généralement et non seulement ce qu'elle apporte à l'économie marchande comme c'est le cas aujourd'hui. Ils militent par conséquent pour une déconnexion plus importante des notions de revenus et de travail marchand, certains soutenant l'idée d'un revenu universel.

Questions de société

Les Verts sont reconnus comme progressistes sur les questions de société. Le principe de base est l'autonomie de l'individu c'est-à-dire qu'aucun droit supérieur ne peut décider de la vie de chacun d'entre nous (morale religieuse, raison d'État, etc. ). Ils soutiennent surtout :

Politique énergétique

Cette question est centrale dans la politique des Verts, puisque l'énergie fait partie des domaines où la surconsommation de ressources a le plus d'impact sur la qualité de vie des générations à venir.

Les Verts critiquent surtout :

D'un point de vue général, les Verts militent pour anticiper la transition (qu'ils pensent de toute façon inéluctable) de notre modèle de production énergétique vers le tout renouvelable. Considérant que la production de l'énergie est presque toujours destructrice pour l'environnement, les Verts militent pour une société énergétiquement plus sobre.

Idées sur les institutions

Les Verts sont opposés à une trop grande personnalisation de la politique, et sont dans la totalité favorable à un régime bien plus parlementaire. Sous représentés à l'Assemblée Nationale surtout en raison du mode de scrutin, ils militent pour l'introduction de la proportionnelle pour les élections législatives.

Ils sont favorables à la suppression des conseils généraux.

Ils estiment aussi que la démocratie représentative et un droit d'expression des citoyens l'ensemble des cinq ou six ans ne peuvent suffire et réclament par conséquent l'instauration de formes de démocratie participative telles que les référendums nationaux ou locaux d'initiative populaire, les conseils de quartier, les consultations de citoyens.

Les Verts réclament aussi une 6e république qui soit fédérale, parlementaire, et plus démocratique que la CCinquième République d'aujourd'hui, qu'ils trouvent trop «usée».

Les verts sont favorables à un pouvoir élargi des institutions européennes incluant des compétences en matière sociale.

Élections présidentielles
Année Candidat Voix Pourcentage
1974 René Dumont 337 800 1, 32 %
1981 Brice Lalonde 1 126 254 3, 88 %
1988 Antoine Wæchter 1 149 897 3, 78 %
1995 Dominique Voynet 1 010 681 3, 32 %
2002 Noël Mamère 1 495 724 5, 25 %
2007 Dominique Voynet 576 666 1, 57 %

Élections législatives

  • 1978 : 2, 17 % - 0 siège
  • 1981 : 1, 08 % - 0 siège
  • 1986 : 1, 21 % - 0 siège
André Aschieri (Alpes-Maritimes - 9e circonscription)
Marie-Hélène Aubert (Eure-et-Loir - 4e circonscription)
Yves Cochet (Val-d'Oise - 7e circonscription)
Guy Hascoët (Nord - 7e circonscription)
Noël Mamère (Gironde - 3e circonscription)
Jean-Michel Marchand (Maine-et-Loire - 4e circonscription)
Dominique Voynet (Jura - 3e circonscription)
  • 2002 : 4, 51% – 3 sièges (Non-inscrits)
Martine Billard (Paris - 1re circonscription)
Yves Cochet (Paris - 11e circonscription)
Noël Mamère (Gironde - 3e circonscription)
Martine Billard (Paris - 1re circonscription)
Yves Cochet (Paris - 11e circonscription)
Noël Mamère (Gironde - 3e circonscription)
François de Rugy (Loire-Atlantique - 1re circonscription)

Élections européennes

  • 1979 : 4, 39 % - 0 siège
  • 1984 : 3, 40 % - 0 siège
  • 1989 : 10, 60 % - 9 sièges
Didier Anger, 8e de la liste
Marie-Christine Aulas, 6e de la liste
Yves Cochet, 5e de la liste
Solange Fernex, 2e de la liste
Claire Joanny, 4e de la liste
Gérard Monnier-Besombes, 7e de la liste
Max Simeoni, 3e de la liste, (Union du peuple corse, candidat d'ouverture qui ne siègera pas au Groupe Vert au Parlement européen mais à l'ARC)
Djida Tazdaït, 8e de la liste, candidate d'ouverture
Antoine Wæchter, tête de liste
Dominique Voynet du 13 novembre 1991 au 10 décembre 1991

En application de la règle interne aux Verts dite du «tourniquet», à l'exception de Max Simeoni et de Djida Tazdaït les députés Verts élus en 1989 démissionnent à mi-mandat, le 10 décembre 1991, pour laisser leur siège aux suivants de liste qui travaillaient auprès d'eux comme "co-députés" depuis 1989

Aline Archimbauld à partir du 6 juillet 1992
Bruno Boissière
Yves Frémion
Marie-Anne Isler-Béguin
Gérard Onesta
  • 1994 : 2, 90 % - 0 siège
  • 1999 : 9, 72 % - 9 sièges
Danielle Auroi
Alima Boumediene-Thiery
Daniel Cohn-Bendit
Hélène Flautre
Marie-Anne Isler-Béguin
Alain Lipietz
Gérard Onesta
Yves Pietrasanta
Didier-Claude Rod
  • 2004 : 7, 40 % - 6 sièges
Marie-Hélène Aubert (Ouest ) (a démissionné des Verts pour "le mouvement associatif" en juin 2008)
Jean-Luc Bennahmias (Sud-Est ) (MoDem depuis mai 2007)
Hélène Flautre (Nord-Ouest )
Marie-Anne Isler-Béguin (Est )
Alain Lipietz (Île-de-France)
Gérard Onesta (Sud-Ouest )

Représentation parlementaire

En 2008, les Verts sont représentés dans les différentes chambres parlementaires de la manière suivante :

Autres élus

Personnalités

Personnalités décédées 
Anciens membres 

Notes et références

Lien externe


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