Localisme

Le localisme est une doctrine qui consiste à privilégier ce qui est local sans cependant se fixer de limites frontalières, pour faciliter la démocratie participative, la cohésion sociale...



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  • Le localisme est une doctrine qui consiste à privilégier ce qui est local, ... s'industrialiser avec un recours massif aux produits chimiques (en 1957, ... (source : agoravox)
  • Le localisme est une doctrine politique qui consiste à privilégier ce qui est local... selon l'origine des produits finis et matières premières utilisées.... (source : bayrou-modem.exprimetoi)

Le localisme (du latin locus, lieu) est une doctrine qui consiste à privilégier ce qui est local sans cependant se fixer de limites frontalières, pour faciliter la démocratie participative, la cohésion sociale et la production de proximité, par conséquent l'emploi local et la préservation de l'environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de marchandises.

Histoire

Apparu au XXe siècle, le concept de localisme s'est fortement inspiré des rédigés de Leopold Kohr, Ernst Friedrich Schumacher, Wendell Berry et Kirkpatrick Sale, parmi d'autres. Le député britannique du parti travailliste Alan Milburn parlait ainsi de «rendre des services plus localement responsables, en déléguant plus de pouvoir des communautés locales et , dans le processus, en forgeant un rapport moderne entre l'état, les citoyens et les services».

Au cours des années 1980, une tendance localiste s'est développée aux États-Unis[1] visant à privilégier la consommation de produits locaux. Ce mouvement naissait avec l'essor de l'agriculture biologique et le mécontentement grandissant face au développement de l'agriculture intensive utilisant des produits chimiques et pénalisant les petits exploitants agricoles. L'argument principal était par conséquent plus écologique que protectionniste : la pollution génèrée en transportant des marchandises à l'import/export devenait préoccupante dans une économie de plus en plus mondialisée, pollution qui pouvait par conséquent être diminuée grâce à une consommation locale.

Parmi les formes historiques d'organisation localiste, on peut citer le Kibboutz israëlien créé en 1909 ou le Mir russe[2] apparu au Moyen-Age et qui disparu avec l'ère communiste.

Fondements

Le localisme ouvert (ou "néo-localisme") - cosmopolite et diversifié - consiste à réorienter l'organisation de vie communautaire humaine par une gestion économique, sociale et politique de proximité. Selon ses promoteurs, c'est toute la vie qui devrait être reterritorialisée (Serge Latouche, Vivre localement) et surtout les relations interpersonnelles. Il offre une alternative à la globalisation à laquelle il attribue les conséquences suivantes : développement d'un consumérisme mondial dont l'environnement subit les conséquences, surtout en termes de consommation d'énergie fossile et de pollution liée au transport de marchandises ; tendance à la transformation des règles sociales au profit de la compétitivité ; dilution du vivre ensemble à travers des relations a-personnelles qui se développent au travers de médias planétaires et les formes de collectivités abstraites, etc.

Géopolitique

La relocalisation, à la fois de la vie économique (rapprocher l'outil de production du consommateur), de la vie sociale[3] (enrichir les relations humaines) et politique[4] (mise en place d'une démocratie participative), passe surtout par une réorganisation du territoire en «villages urbains» (par exemple l'intercommunalité) qui permettrait de satisfaire localement le maximum de besoins. Cette forme de localisme n'est cependant pas présentée comme une autarcie, car certaines décisions et productions se feraient à des niveaux plus larges sur la base des institutions nationales et mondiales existantes. Le localisme n'a pas de frontières géographiques mais le principe de rapprochement maximum est la règle : par exemple passer d'une unité de production d'un autre continent à une unité dans un pays voisin pourrait être une réponse localiste satisfaisante ou alors ultime pour certains biens.

Production/consommation

D'un point de vue technique, le localisme peut par exemple s'appuyer sur une taxation variable selon l'origine des produits finis et matières premières utilisées. Moins cœrcitif : le principe d'étiquette carbone, étroitement lié à la notion anglo-saxonne de kilomètres alimentaires (ou food miles) [5], peut orienter les consommateurs écoresponsables[6] vers l'achat de produits locaux. En matière de commerce agroalimentaire, la vente directe du producteur au consommateur, telle que les AMAP en France, est perçue comme une démarche localiste. Le concept de ferme verticale apparaît aussi comme une solution à l'autosuffisance alimentaire urbaine. Le localisme peut aussi donner lieu à des investissements publics dans l'appareil productif local ou encore à une promotion de l'économie sociale[7]. Le recours à la mobilité inter-entreprises sous la forme d'une bourse d'échange de postes pourrait aussi permettre de limiter les flux quotidiens de véhicules individuels entre plusieurs territoires urbains.

Pour arriver à des distances d'échanges suffisamment limitées, la doctrine localiste induit une réorganisation structurelle de l'appareil productif via l'implantation d'une grande variété d'unités de production de taille adaptée à la communauté urbaine correspondante.

Dispositif financier

Selon ses promoteurs, le localisme devrait reposer sur des banques de gestion et d'investissement, en dehors de toute action spéculative qui détourne le principe de proximité au profit de la rentabilité. Ce qui faciliterait l'implication de la collectivité dans le dispositif financier, via des banques publiques ou coopératives ou alors la microfinance, le mécénat ou l'épargne sociale[8] de manière plus marginale. Dans une forme approfondie du localisme intervient la notion de localisme monétaire[9].

Philosophie

La doctrine localiste est présentée comme une orientation humaniste, étant donné que l'activité locale serait un moyen pour l'homme de subvenir à ses besoins et de s'épanouir parmi les siens, et non une fin visant seulement la prospérité de personnes physiques ou morales. Les échanges de proximité facilitent l'interaction sociale, et par conséquent les relations humaines, tout en nécessitant l'implication de tous dans l'effort collectif de production, d'où l'importance accordée à la valeur travail. Pour le philosophe français Pascal Engel, «la philosophie d'aujourd'hui doit passer par le local avant d'atteindre le global».

Positionnement politique

Le localisme ne s'inscrit pas dans une vision "droite/gauche" de l'échiquier politique respectant les traditions. La doctrine localiste peut apparaître à la fois comme une alternative et comme une synthèse des modèles politiques depuis l'ère industrielle, apportant un certain équilibre entre les bienfaits et les excès de ces modèles politiques.

Localisme et capitalisme

La doctrine localiste ne serait pas en opposition avec le capitalisme dans le sens où elle n'entend pas limiter la création de richesses, l'économie de proximité facilitant une répartition plus directe des richesses produites en s'appuyant fortement sur la participation de tous à la production (valeur travail). Cependant le localisme n'est pas compatible avec une économie de marché globalisée et dérégulée.

Localisme et socialisme

Le localisme n'entrerait pas non plus en opposition avec le socialisme dans le sens où la collectivité participe étroitement à l'activité économique locale en veillant à maintenir une cohésion sociale par un écart raisonnable des revenus et limitant au maximum l'évaporation de richesses dans le circuit financier mondial. Qui plus est le localisme faciliterait l'emploi par conséquent l'insertion par l'accès à un travail suffisamment rémunérateur.

Localisme et nationalisme/régionalisme

Comme il n'y a pas de limites frontalières dans la notion de plus proche origine des produits consommés, le localisme ne s'arrête pas à un territoire administratif. A titre d'exemple, ne pouvant raisonnablement pas créer un pôle aéronautique dans chaque communauté urbaine, le localisme s'inscrit plutôt à une échelle continentale. Par contre la production agro-alimentaire d'un département devrait pouvoir subvenir en grande partie aux besoins de sa population[10]. D'autre part, le localisme ne repose aucunement sur l'affirmation d'identités spécifiques quoique la doctrine repose sur une organisation sociale de proximité consolidant par conséquent le patrimoine culturel.

Localisme et protectionnisme

La doctrine localiste pourrait apparaître comparable à une forme extrême de protectionnisme dans le sens où elle donne toute priorité à l'économie locale pour limiter l'évasion commerciale liée aux achats de produits lointains. En même temps, il ne s'agit pas d'un protectionnisme d'état puisque le localisme n'a pas de frontières et définit une fiscalité progressive et non binaire (production interne/production externe). Par exemple la TVA sociale, appliquée par certains pays européens surtout, peut ressembler à une mesure localiste mais il s'agit plutôt de protectionnisme visant à perfectionner la compétitivité de la production d'un État sur son marché intérieur. Par la suite, le localisme ne concerne pas les services dématérialisés (Internet) ni les productions à particulièrement faible empreinte écologique (production hydro-électrique). Enfin, l'organisation par petites unités de productions démultipliées par tout autant de communautés urbaines aboutirait certainement à un marché globalisé de la propriété intellectuelle, c'est-à-dire à un commerce de licences entre sociétés du monde entier.

Localisme et écologie

Le localisme vise à la préservation de l'écodispositif étant donné que son objectif est de limiter au maximum l'empreinte écologique des échanges de biens, que ce soit en matière de consommation d'énergie fossile ou d'émission de CO2 qu'en matière d'usure des équipements de transport mobiles (voitures, train... ) et statiques (routes, ponts... ). Qui plus est la doctrine localiste intègre l'autonomie énergétique via une politique volontariste en matière d'économies d'énergie (développement de l'habitat passif, rationalisation de l'éclairage public... ) et de promotion des énergies renouvelables (panneaux solaires, éolien individuel... ). L'écologiste français Nicolas Hulot déclarait ainsi à propos de la crise systémique survenue en 2008[11] qu'il faudra «relocaliser une partie de nos économies vers des marchés régionaux, pour rationaliser les flux énergétiques et de transports de matières».

Localisme et codéveloppement

Selon ses promoteurs, pour passer harmonieusement d'un modèle globalisé à un modèle localiste en matière d'échanges de biens matériels, il serait indispensable d'optimiser le codéveloppement en matière d'échanges - marchands ou non - de connaissances techniques, scientifiques, culturelles, ... Le codéveloppement réduit ainsi les flux de marchandises par une moindre dépendance aux importations lointaines, ouvrant à la recomposition progressive de l'espace productif de nouveaux marchés locaux par l'accroissement d'une activité redistributrice de richesses. D'autre part le localisme annihile le risque d'importations de produits contrefaits, donnant la possibilité ainsi un développement du marché de la propriété intellectuelle industrielle.

Localisme et altermondialisme

Le localisme représente plus un standard politique adaptable à n'importe quel territoire plutôt qu'une véritable volonté de politique mondiale. Dans ce sens, des notions telles que la décroissance ou le commerce équitable ne sont pas obligatoirement liées à la doctrine localiste. Le localisme entre bien entendu en opposition au principe de mondialisation libérale des échanges marchands de biens matériels mais reste dans une logique de libre-échange planétaire de biens et services immatériels (recherche, culture, etc. ).

Limites du localisme

Au-delà d'une simple tendance politique individuelle, l'action localiste se heurte rapidement à des règles mondiales du commerce comme celles de l'OMC, par exemple, qui visent plutôt à favoriser la mondialisation des échanges, ou encore comme l'Union européenne dont la politique économique repose sur une libre circulation des biens. Cependant, compte tenu des menaces écologiques qui pèsent sur la planète et suite à la crise de 2008 mettant surtout en évidence l'extrême fragilité du dispositif financier mondial, le libéralisme total d'un marché globalisé est de plus en plus controversé. L'économiste américain Paul Craig Roberts suggèrait[12] par exemple, suite au G20 de novembre 2008, une mesure localiste modulant l'imposition des entreprises selon le lieu de la création de valeur ajoutée.

D'autre part le localisme ne peut exister que par une politique particulièrement volontariste pour faire face aux lobbys industriels ayant tout intérêt à voir leur zone de chalandise extensible à l'échelle mondiale et cela implique aussi une refonte particulièrement importante de l'appareil productif existant par un éclatement en petites unités locales, d'où des investissements énormes accompagnés d'une indispensable adaptation sur place de la main-d'œuvre et de l'ingénierie.

Étant donné qu'elle s'oppose au développement croissant des échanges commerciaux internationaux, la doctrine localiste apparaît pour certains comme un "retour en arrière". Les partisans du localisme démontrent alors la fiabilité de ce modèle par le fait que l'organisation des sociétés était localiste depuis les origines de l'humanité jusqu'à la révolution industrielle. Or c'est précisément depuis le début de l'ère industrielle qu'a été enclenché un processus accru par le phénomène de globalisation, phénomène apparu uniquement depuis la seconde moitié du XXe siècle et mettant en péril le devenir de l'humanité face à des dégâts écologiques planétaires qui s'accompagnent de dégâts économiques et sociaux touchant les pays occidentaux à travers différentes crises de plus en plus rapprochées et de plus en plus violentes.

L'étiquette carbone

Le 29 janvier 2008, les enseignes du commerce et de la distribution, la FCD et le Medad ont signé pour cinq ans une convention écoresponsable. Inscrite dans le cadre du Grenelle de l'environnement, elle ouvre surtout la voie à un doublement, d'ici à trois ans, du nombre de produits bénéficiant d'un label écologique, une étiquette carbone[13].

La démarche expérimentale, et inédite en Europe, d'étiquetage environnemental des produits a d'ores et déjà débuté. Depuis le printemps 2008, deux magasins groupe Leclerc dans le Nord-Pas-de-Calais expérimentent l'affichage du coût en carbone - c'est à dire leur «indice carbone» - des produits alimentaires. Le bilan CO2 des produits est indiqué à côté de leur prix et le bilan total des courses apparaît sur le ticket de caisse. De plus, les produits servant à diminuer ce bilan sont signalés en rayons. L'opération est soutenue par le conseil régional et l'Ademe.

Autre exemple, le groupe Casino, s'appuyant sur l'expertise de l'Ademe et de l'entreprise Bio Intelligence Service spécialisée dans le développement durable, propose aussi à ses clients de découvrir le coût en carbone de ses produits. Son indice carbone, exprimé en g de CO2 émis pour 100 g de produit, tient compte de la totalité du cycle de vie des produits de la marque. Lorsque l'emballage le permet, l'indice carbone est assorti d'une réglette indiquant l'impact environnemental (de faible à fort) et d'une information sur le taux de recyclage de l'emballage.

Les Transition Towns (villes en transition)

Article détaillé : Villes en transition.

De nombreux mouvements se développent aujourd'hui autour de la notion de descente énergétique, partout dans le monde. Parmi ces mouvements, les initiatives Transition Towns[14]. Première à s'être lancée en 2006, la ville de Totnes[15] en Grande-Bretagne a mis en place un «Plan de descente énergétique» sur 15 ans dont l'objectif principal est de réaliser la transition entre une économie respectant les traditions et une économie relocalisée.

En moins de trois ans d'existence, le mouvement Transition Networks[16] a d'ores et déjà été développé dans 64 localités dans le monde anglophone, et plus de 700 groupes se sont manifestés pour rejoindre le mouvement. Le guide des initiatives[17] de transition a été traduit pour la France en 2008.

Les fermes verticales

La ferme verticale consiste en de grandes tours conçues pour accueillir une part importante de l'agriculture locale. C'est une solution envisageable aux problèmes de faim dans le monde et de manque de terres agraires, car la ferme verticale a pour but de se situer en pleine ville. La première ferme verticale pourrait voir prochainement le jour à Las Vegas (États-Unis) [18] et d'autres devraient suivre à Incheon (Corée), à Abu Dhabi et Dubai (Émirats arabes unis), à Nashville (Etats-Unis) ou encore dans la future ville écologique de Dongtan, en Chine.

Les AMAP

Une association pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) est , en France, un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, basé sur un dispositif de distribution de «paniers» composés des produits de la ferme. C'est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui payent à l'avance la totalité de leur consommation sur une période définie par le type de production et le lieu géographique. Ce dispositif fonctionne par conséquent sur le principe de la confiance et de la responsabilisation du consommateur.

En 2008 la France comptait à peu près 700 AMAP après 8 ans d'existence du concept.

La marque «Produit en Bretagne»

Logo Produit en Bretagne

Fondée en 1993, l'association Produit en Bretagne est le premier réseau de décideurs économiques bretons, la première marque régionale collective, et la première démarche de marque régionale solidaire et durable en France. En 2008, la marque concerne 200 entreprises membres sur les quatre départements bretons et la Loire-Atlantique.

Cette initiative est plus assimilable à du régionalisme qu'à du localisme pur étant donné qu'il s'agit bien de promotion de produits locaux, par conséquent à distance de transport réduite, cependant l'intérêt localiste est moindre pour les consommateurs limitrophes de départements d'une autre région.

Le Slow Food

Le Slow Food est un mouvement fondé en Italie en 1986 par Carlo Petrini en réaction à l'émergence du mode de consommation Fast food. Le mouvement cherche à préserver la cuisine écorégionale mais aussi les plantes, semences, les animaux domestiques et les techniques agricoles qui lui sont associés.

Les locavores

Les locavores[19] sont apparus à San Francisco en 2005 sur une idée simple : ne consommer que des aliments produits dans un rayon de 100 miles (160 kilomètres). Aux États-Unis comme au Canada, ce mouvement connaît un véritable succès populaire, et il couvre progressivement à l'Europe.

Les sociétés coopératives d'intérêt collectif

Une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) est une sociéte anonyme ou SARL qui associe autour d'un projet des acteurs salariés, des acteurs bénéficiaires (clients, usagers, riverains, fournisseurs... ) et des contributeurs (associations, collectivités, etc. ) pour produire des biens ou des services d'intérêt collectif au profit d'un territoire (géographique ou sectoriel).

Issues de la loi du 17 juillet 2001 et du décret du 21 février 2002, les SCIC sont beaucoup inspirées des coopératives sociales italiennes apparues dans les années 60. En France, sur les 117 Scic agréées depuis 2002, 103 étaient en activité au 30 juin 2007. L'Italie compte plus de 7000 coopératives sociales qui emploient à peu près 250 000 personnes.

Les SEL

Un SEL ou dispositif d'échange local est un dispositif d'échange alternatif, construit à côté du dispositif dominant d'économie de marché. Les SEL sont des associations déclarées ou de fait à but non lucratif, implantés localement, et qui autorisent leurs membres de procéder à des échanges de biens, de services et de savoirs sans avoir recours à la monnaie respectant les traditions.

En France, les transactions réalisées dans le cadre du SEL ne sont exonérées de TVA et d'impôts que étant donné que c'est une activité non répétitive et ponctuelle, type «coup de main» et n'entrant pas dans le cadre d'une profession. Le premier SEL moderne de France a été créé en 1994, en Ariège. Dix ans après, il y a près de 300 SEL dans 96 départements, de tailles plus ou moins modestes (de deux à quelques centaines de membres) suivant les régions, qui autorisent plus de 20 000 personnes de procéder à des échanges.

Les Castors

Les Castors est un mouvement d'autoconstruction coopérative né après la Deuxième Guerre mondiale en France. Elle est actuellement implantée au niveau national et compte près de 50 000 adhérents.

L'habitat groupé

L'habitat groupé ou habitat coopératif est un concept qui sert à désigner des groupes d'habitants réunis sous forme associative ou coopérative. Le partage des matériels, des compétences, de certains aménagements ou encore des tâches ménagères est au cœur du concept mais chaque foyer dispose de son propre logement privé et conserve ainsi pleinement son intimité. Cette forme d'habitat, particulièrement répandue dans les pays d'Europe du Nord, commence à apparaître en France[20][21][22][23][24] et s'adapte à la ville comme à la campagne.

Le Kibboutz

Le Kibboutz, concept situé en Israël, est une unité de peuplement dont les membres sont organisés en collectivité sur la base de la propriété commune des biens, préconisant le travail individuel, l'égalité entre tous et la coopération de l'ensemble des membres dans l'ensemble des domaines de la production, de la consommation et de l'éducation. [25].

Le microcrédit

L'activité de microcrédit ou microfinance[26] encourage les microprojets au niveau local. Cela permet d'induire des mutations «à la base». Celles-ci sont fréquemment plus efficaces et ont un plus grand effet d'entraînement - en créant un maillage économique dans le pays - que certaines infrastructures ou certains gros projets industriels. Cet effet de levier permet d'agir efficacement auprès de ceux qui prennent des initiatives en s'engageant personnellement, c'est-à-dire les entrepreneurs ou les artisans.

Liens externes

Notes et références

  1. http ://en. wikipedia. org/wiki/Localism_ (politics)
  2. http ://www. larousse. fr/ref/nom-commun-nom/mir_70553. htm
  3. http ://www. erudit. org/revue/as/1994/v18/n1/015299ar. pdf
  4. http ://www. cairn. info/article. php?ID_REVUE=DS&ID_NUMPUBLIE=DS_251&ID_ARTICLE=DS_251_0003
  5. http ://en. wikipedia. org/wiki/Food_miles
  6. http ://www. lesechos. fr/info/analyses/4784743-nous-sommes-en-train-de-reinventer-la-consommation. htm Sur les échos
  7. http ://cat. inist. fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1550024
  8. http ://www. cigales-bretagne. org
  9. http ://www. erudit. org/revue/æ/2002/v78/n3/007256ar. html
  10. http ://www. politis. fr/Relocaliser-l-agriculture, 3613. html
  11. Marianne, N°604 du 15 au 21 novembre 2008
  12. http ://contreinfo. info/article. php3?id_article=2346
  13. http ://www. premier-ministre. gouv. fr/chantiers/developpement_durable_855/grenelle_environnement_pour_une_1099/dire_verite_sur_les_1101/une_etiquette_carbone_pour_59059. html
  14. http ://transitiontowns. org
  15. http ://totnes. transitionnetwork. org/
  16. http ://transitionnetwork. org
  17. http ://transitionnetwork. org/Primer/Guide%20des%20Initiatives%20de%20Transition%2025-02. pdf
  18. http ://www. zdnet. fr/actualites/internet/0, 39020774, 39377512, 00. htm
  19. Local food|local food
  20. http ://www. habitatgroupe. org
  21. http ://www. habicoop. fr
  22. http ://www. habitat. coop
  23. http ://www. hg-rennes. org
  24. http ://www. lyon. archi. fr/sitehqe/site_carnetdevoyage_2004/carnetdevoyage/HQE_M%E9moires/hqe_memoires_2007/braive/braive06. pdf
  25. Définition juridique figurant dans le Registre des sociétés coopératives
  26. http ://cat. inist. fr/?aModele=afficheN&cpsidt=14611191

Recherche sur Amazone (livres) :



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