Mondialisation

Le terme «mondialisation» sert à désigner l'expansion et l'harmonisation des liens d'interdépendance entre les nations, les activités humaines et les dispositifs politiques à l'échelle du monde.



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Économie internationale - Mondialisation - Géopolitique - Altermondialisme - Sociologie économique - Sociologie de l'intégration

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Définitions :

  • Ce terme sert à désigner l'interdépendance croissante des différentes parties du monde tendant à faire de la planète un seul marché, sous l'... (source : intellego)

Le terme «mondialisation» sert à désigner l'expansion et l'harmonisation des liens d'interdépendance entre les nations, les activités humaines et les dispositifs politiques à l'échelle du monde. Ce phénomène touche les personnes dans la majorité des domaines avec des effets et une temporalité propres à chacun. Il évoque aussi les transferts et les échanges internationaux de biens, de main-d'œuvre et de connaissances.

Ce terme, spécifique à l'environnement humain, est fréquemment utilisé actuellement pour désigner la mondialisation économique, et les changements induits par la diffusion mondiale des informations sous forme numérique sur Internet.

Définitions

Le terme «mondialisation» apparaît dans la langue française au début des années 1980 dans le cadre de travaux économiques et géopolitiques. Il veut dire l'accroissement des mouvements de biens, de services, de main-d'œuvre, de technologie et de capital à l'échelle mondiale[1] et dérive du verbe «mondialiser» attesté dès 1928[2]. Il sert à désigner originellement l'unique mouvement d'extension des marchés des produits industriels à l'échelle des blocs géopolitiques de la Guerre froide. Longtemps cantonné au champ académique, il se généralise au cours des années 1990, d'une part sous l'influence des thèses d'émergence d'un «village global» portées par le philosophe Marshall McLuhan, et en particulier par le biais des mouvements antimondialistes et altermondialistes, qui attirent, par leur appellation même, l'attention du public sur l'ampleur du phénomène.

Dans le monde anglophone, la popularisation du terme globalization et son usage comme terme fourre-tout a accentué le débat académique. Il est désormais admis que le terme sert à désigner le développement de l'interdépendance au niveau mondial. À partir de cette définition générale chaque grand courant académique met l'accent sur la dimension qui lui parait la plus pertinente. A titre d'exemple, certains universitaires comme Manuel Castells [3] se concentrent sur le lien entre les dimensions économiques et sociales. D'autres, comme John Urry [4], mettent l'accent sur la complexité croissante qui caractérise l'ensemble des échanges humains (économiques, culturels et politiques). Aussi, le terme et sa popularité sont liés aux problématiques de développement, comme le montre Jan Nederveen Pieterse[5]. Les polémiques qui agitent le milieu universitaire anglophone reflètent l'existence d'un débat planétaire. Urry est anglais mais Castells est espagnol et Pieterse hollandais.

Les termes globalization et mondialisation et les sens qui leur sont attribués sont fonction du point de vue et du courant de pensée des énonciateurs.

Le géographe Laurent Carroué, spécialiste de ces questions plaide pour une distinction plus nette de ces deux termes. Pour lui la mondialisation peut être définie comme le processus historique d'extension du dispositif capitaliste à la totalité de l'espace géographique mondial. Il critique l'usage trop vague de globalisation.

Origines et évolutions

La distinction entre ces deux termes est propre à la langue française. Le mot anglais (US) original est globalization, repris par la majorité des autres langues. En anglais, les différentes approches globalization/mondialisation sont explorées par différents courants de pensées. Le terme anglophone globalization couvre beaucoup le même débat que la différence sémantique francophone. Comme dans le monde francophone, différentes personnes donneront différents sens aux termes, mettant l'accent sur la dimension économique, culturelle ou politique, selon leur appartenance, consciente ou non, à tel ou tel courant de pensée.

D'un point de vue étymologique, monde (univers) et globe sont suffisamment proches pour que mondialisation et globalisation soient synonymes dans leur emploi d'origine en langue française (1964 pour le premier, 1965 pour le second).

Cependant, la proximité de «globalisation» avec l'anglais et la particularité de mondialisation a amené une divergence sémantique.

En français, le terme «globalisation» sert à désigner l'extension supposée du raisonnement économique à l'ensemble des activités humaines et évoque sa limitation au globe terrestre. Le terme «mondialisation» sert à désigner quant à lui l'extension planétaire des échanges qu'ils soient culturels, politiques, économiques ou autres. Dans ce cadre l'expression monde peut désigner en outre l'espace proche de la terre, accessible par des moyens aéronautiques ou spatiaux (satellites), ou prendre des significations propres à chaque culture (le monde chinois…). Par contre, l'expression «globalisation financière» s'est vu consacrée pour désigner la constitution d'un marché mondial intégré des capitaux. D'autre part, les problèmes d'environnement se posent désormais globalement à l'échelle mondiale. La perte de biodiversité, la déforestation ou la pollution due au développement industriel sont des exemples d'interaction des secteurs économique, culturelle et politique avec l'actions planétaires.

La différence sémantique peut être envisagée sous un autre angle. Certains voient dans le terme globalisation la simple transposition du terme anglais en français, globalisation étant synonyme de mondialisation. D'autres voient une différence de nature entre les deux termes et considèrent la globalisation comme une étape après la mondialisation, qui la dépasserait et consisterait en une dissolution des identités nationales et l'abolition des frontières au sein des réseaux d'échange mondiaux.

Mondialisation

Totalement générique, le terme mondialisation sert à désigner un processus historique par lequel des individus, des activités humaines et des structures politiques voient leur dépendance mutuelle et leurs échanges matériels tout autant qu'immatériels s'accroître sur des distances significatives à l'échelle de la planète. Elle consiste en l'interdépendance croissante des économies et contribue à l'expansion des échanges et des interactions humaines[6].

Les mondialisations

La genèse du terme explique que ce processus soit le plus fréquemment envisagé sous l'unique aspect de la mondialisation économique, développement des échanges de biens et de services, accentuée depuis la fin des années 1980 par la création de marchés financiers au niveau mondial. Cependant s'y ajoutent :

En toute rigueur, il conviendrait ainsi de parler des mondialisations, pour distinguer le domaine reconnu (économie, culture, politique) et la période historique envisagée.

Un phénomène inéluctable ?

Le caractère inéluctable ou naturel du processus de mondialisation est fréquemment mis en avant (voir la citation précédente).

Cependant, cette idée, présentée comme une «idée reçue» par les mouvements d'extrême gauche, peut être nuancée quand on s'intéresse qui plus est près aux aspects commerciaux et financiers du phénomène. En effet, d'une part «la part des exportations dans la production mondiale de 1913 ne sera dépassée qu'en 1970 et stagne depuis lors», et d'autre part «les mouvements nets de capitaux sont aujourd'hui plus modestes qu'au début du XXe siècle»[10].

Ainsi, pour l'éditorialiste Martin Wolf, responsable des rubriques économies au Financial Times, «la mondialisation relève sinon d'un mythe, du moins d'un abus de langage»[11].

Mondialisme

Si la mondialisation est un processus qui se traduit dans les faits, le mondialisme est une idéologie. Celle-ci affirme le caractère inéluctable de la mondialisation et son incompatibilité avec la structure de l'État-nation, son caractère inhérent à vouloir apporter la paix définitive par l'instauration d'un gouvernement mondial passant par un humanisme. Le mondialisme comme tel ne forme cependant pas une idéologie constituée. On le retrouve au sein d'idéologies plus vastes, allant du néolibéral à l'mondialisme d'extrême-gauche.

Un glissement du sens du terme vers sa seule acception néo-libérale a donné naissance aux termes d'antimondialisation et d'altermondialisation pour désigner des courants de pensée visant respectivement à limiter le processus de mondialisation ou à en modifier le contenu.

Conceptions de la mondialisation

Aussitôt que la mondialisation s'est vu consacrée comme phénomène planétaire, on a cherché à la définir. Deux conceptions, qu'on peut dire «unitaire» et «conflictuelle et plurielle» s'affrontent autour de l'explication de ce phénomène[12], [13].

Conception unitaire

Selon la conception unitaire, la mondialisation évoque la notion d'un monde uni, d'un monde formant un village planétaire, d'un monde sans frontière. Ceci dans une approche géographique, idéologique ou économique. Cette conception est soutenue par des organisations mondiales ou institutions mondiales (surtout le FMI, l'OMC et autres), par le courant idéologique surtout le mondialisme. Elle est aussi partagée par quelques analystes[14].

Définir la mondialisation comme l'unification du monde veut dire qu'on parle de l'interpénétration des cultures, des technologies et des économies (intégration dans l'économie mondiale). Par conséquent, les expressions comme culture mondiale ou civilisation mondiale, gouvernance mondiale, économie mondiale, ou alors citoyen mondial sont de plus en plus utilisées.

Si l'approche unitaire de la mondialisation bénéficie des atouts du XXIe siècle (c'est-à-dire le progrès et révolution de la technologie qui renforce l'intégration physique, l'mondialisation et l'expansion des mouvements financiers ; et la position du capitalisme, seul dispositif économique et centre de l'économie mondiale), il est suivi, cependant, par l'ensemble des critiques fusant sur l'économie de marché ou le capitalisme.

La conception qui définit la mondialisation comme l'unification du monde contient d'autre part une position intellectuelle qui prône plus d'ouverture pour arriver à une paix mondiale, une suppression totale des frontières. Par contre, même si cette conception présenterait l'avantage de créer dans l'homme le germe de l'espoir, elle resterait cependant restrictive étant donné qu'elle négligerait les autres manifestations de la mondialisation.

Conception conflictuelle et pluraliste

Opposée à la conception unitaire, la conception conflictuelle et pluraliste considère la forme actuelle de la mondialisation comme la source de nos problèmes. Elle met en avant une approche de coopération plutôt que de mise en concurrence, qui est le principe de base de la forme actuelle de la mondialisation. Les sympathisants les plus farouches de cette conception sont les courants altermondialiste et antimondialiste. Elle est aussi partagée par quelques analystes indépendants. Les problèmes que pose cette approche de la mondialisation sont ceux de l'hétérogénéité, de l'incompatibilité, de la fragmentation et de l'intégration, de l'ordre et du désordre, de l'inégalité, de l'exclusion et de la solidarité, de la domination, de l'exploitation, des affrontements idéologiques et des relations humaines qui sont fréquemment régies par des rapports de force.

Cette conception présenterait selon ses tenants l'avantage d'appréhender légèrement plus clairement les éléments divers de ce phénomène aux multiples aspects tandis que la première s'articulerait autour d'un seul point. Du fait d'être défendue par les altermondialistes, cette conception est le plus souvent vue comme une théorie économique et sociale proche du socialisme, surtout parce qu'elle prend la défense des plus pauvres. La vision de l'altermondialisme est davantage de coopération que de mise en concurrence des populations.

Historique

Voir aussi l'article mondialisation économique

Si le terme «mondialisation» est récent, il sert à désigner cependant différentes périodes de l'Histoire, dont certaines anciennes [15].

Antiquité

Contestée il y a toujours peu, l'idée qu'une sorte de processus assimilable à la mondialisation ait eu lieu durant l'Antiquité est de plus en plus reconnue par les spécialistes.

On peut situer une première expression de ce processus à partir du second millénaire avant Jésus-Christ : une vaste zone commerciale s'étendant de l'Indus au monde minœn via les cités du croissant fertile. Cette première tentative sera de courte durée du fait de l'arrêt des échanges commerciaux causé par l'irruption d'envahisseurs indo-européens à la fin du second millénaire.

Une seconde tentative aura lieu à partir de la fondation de l'empire perse qui permet que s'établisse un contact commercial indirect entre les colonies phéniciennes et grecques, et les cités indiennes, entre Gibraltar et le Gange. Les Grecs vont ainsi prendre pleinement conscience de l'étendue du monde comme le montrent les relations d'Hérodote, et , plus toujours, de Ctésias de Cnide, médecin du grand roi perse.

Loin de mettre un terme à ce processus d'unification commerciale, culturelle et diplomatique du monde antique, la destruction de l'empire perse, et la formation des États hellénistique va l'accroître sensiblement. Ainsi la "mondialisation" hellénistique partage-t-elle de nombreux traits communs avec celle de notre temps :

Avant le XVIIe siècle

Les hommes du XVIIe siècle ou des siècles antérieurs avaient des représentations du monde différentes des nôtres. La terre était peuplée de moins de 700 millions d'habitants. On ne peut par conséquent pas vraiment parler de mondialisation.

On constate néenmoins que des évènements politiques et culturels majeurs ponctuent l'Histoire :

Ces changements s'accompagnent d'une extension énorme de l'espace connu mais aussi des échanges économiques, technologiques et culturels entre civilisations.

L'étude des échanges de biens de ces époques conduit à penser que l'historiographie du XIXe siècle a sous-estimé l'importance des échanges matériels et culturels entre civilisations éloignées jusqu'à la fin du Moyen Âge. Par exemple :

Aux XVe siècle et XVIe siècle, le mouvement de la Renaissance entraîne un grand bouleversement : l'imprimerie apparaît, et les européens font de grandes découvertes.

Au cours du siècle des Lumières, la diffusion de la presse, la prise de conscience de l'héliocentrisme, l'industrialisation et la colonisation entraînent d'autres types de bouleversements, que Montesquieu analyse en ces termes : «Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celle de nos pères, celle de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse l'ensemble des idées des premières»[réf.  souhaitée].

La révolution industrielle

Machine à vapeur de Watt.

Le XIXe siècle qui, pour les historiens, va de la Révolution française à la Première Guerre mondiale, est marqué par l'essor de la révolution industrielle. On note alors l'abaissement des coûts de transport, avec la généralisation de la machine à vapeur et celui des coûts de communication avec le télégraphe. Ces deux éléments permettent une meilleure intercommunication des différentes parties du globe et d'importants transferts d'hommes, de biens et de savoirs.

Le XIXe siècle voit aussi d'importants flux de population à l'échelle planétaire. En Europe, la Révolution agricole éloigne les paysans de leur campagne. Les villes absorbent avec difficulté la hausse soudaine de la population du vieux continent qui quadruple entre 1750 et 1900. Les Occidentaux migrent massivement à travers le monde (Amériques, Australie, Algérie…). Ces flux de population modifient en profondeur la répartition de la main-d'œuvre au niveau mondial.

Au niveau économique, l'industrialisation rend envisageable le développement d'échanges de produits manufacturés entre pays industrialisés et en cours d'industrialisation. La colonisation entraîne des flux de matières premières depuis les colonies vers l'Europe. L'impact économique de ces échanges est cependant faible au regard de celui induit par les migrations mondiales.

La colonisation a aussi pour effet d'intégrer la majeure partie de la planète dans un espace politique commun, et de faciliter des transferts financiers entre pays mais aussi vers les colonies.

Dans le domaine culturel, la multiplication des récits de voyage ou des modes comme l'orientalisme ou le japonisme montrent la montée en puissance dans l'imaginaire européen d'autres cultures, elles-mêmes fréquemment mises à mal par la colonisation. Jules Verne fait faire à Philéas Fogg Le Tour du monde en quatre-vingts jours, grâce au génie technique européen. À cette époque cependant, le mondialisme trouve sa première expression d'ampleur sur le socle du marxisme avec la fondation des Mondiales.

Les chaos du «court XXe siècle»[16]

Les débuts du XXe siècle sont marqués par une méfiance croissante à l'égard des échanges mondiaux, entraînant le repli de nombreux pays sur eux-mêmes au détriment du processus de mondialisation.

La mondialisation militaire vue des États-Unis : répartition géographique du commandement Interarmées de Combat. Cette présence globale donnant la possibilité la projection de la puissance armée, sous la forme la plus adaptée à l'action requise par la géostratégie et la tactique, forme la base de la totalité des interventions militaires depuis 1947. Ce déploiement contribue pour énormément pour l'opinion publique mondiale dans la vision d'un Empire américain.

Si le début du XXe siècle freine la mondialisation, la seconde moitié du XXe relance et accélère ce processus. Après 1945, ce dernier reprend, de manière particulièrement inégale suivant les domaines. La reconstruction de l'Europe ainsi, la mise en place du bloc soviétique puis les décolonisations limitent la portée des échanges de biens et de services. La mondialisation s'inscrit alors plutôt dans la création d'organisations mondiales, ONU, Banque mondiale, FMI ou GATT, mais aussi dans la généralisation des produits de la culture des États-Unis, surtout le cinéma.

Tandis que le terme est déjà utilisé, ce n'est que vers 1971 que les échanges de biens retrouvent, en part du PIB mondial, leur niveau de 1910 et que reprend véritablement la mondialisation économique. Appuyée sur la baisse des coûts de transport, celle-ci sert à désigner principalement le développement des échanges en biens manufacturés entre pays riches et nouveaux pays industrialisés (Corée du Sud, Taïwan, Brésil, Argentine…), qui représentent 80% du commerce mondial. Au sein du COMECON, la planification facilite de même d'importants échanges de biens, beaucoup en isolation vis-à-vis du reste du monde.

Au début des années 1980, de vastes zones géographiques (Afrique, essentiel de l'Asie) mais aussi les secteurs primaires (agriculture) et tertiaires (services) restent hors du processus de mondialisation économique, alors que les flux de population restent faibles. D'autre part, le perfectionnement des flux d'informations mais aussi l'assouplissement des lois portant sur l'investissement étranger facilitent la mise en place de marchés financiers d'échelle mondiale.

Aspects économiques

L'évaluation des conséquences de la mondialisation économique comprend plusieurs volets, particulièrement contrastés selon la richesse du pays reconnu.

Pays riches

Pour les pays riches, la mondialisation économique comporte deux bénéfices essentiels. Le premier profite au consommateur, qui a accès à un éventail plus large de biens (diversité) à un prix plus faible que s'ils étaient fabriqués dans le pays même. Quantitativement, cet effet est énorme, et peut être appréhendé en additionnant les gains des consommateurs à l'achat de produits textiles chinois. Le second bénéfice profite aux détenteurs du capital, qui obtiennent un meilleur rendement de leurs capitaux.

Les pays riches souffrent par contre de la délocalisation de leurs industries intensives en main-d'œuvre peu qualifiée, mais aussi de la concurrence accrue entre pays riches eux-mêmes. Quantitativement peu importants, ces effets posent cependant des problèmes du fait qu'ils sont situés, touchant spécifiquement certains individus ou certaines régions, tandis que les gains sont répartis sur la totalité de la population. Ceci dit, la part de la population active en concurrence avec la main-d'œuvre peu qualifiée des pays en voie de développement n'est uniquement que de 3%.

Cependant, les niveaux scientifiques et technologiques de la Chine et de l'Inde se rapprochent particulièrement vite des standards occidentaux, et la qualité des télécommunications font que la concurrence directe des populations actives concerne désormais les classes moyennes (délocalisation des centres d'appel par exemple), et les ingénieurs (tous les grands groupes de logiciels ont une antenne en plein essor en Inde).

Certaines études quantitatives économétriques tentant d'évaluer ces deux aspects seraient arrivées à la conclusion que les gains des pays riches à la division mondiale du travail sont supérieurs aux pertes (délocalisations, désindustrialisation). Le problème des pays riches face à la mondialisation économique serait par conséquent avant tout un problème de répartition de gains pour pouvoir indemniser les perdants en leur accordant une part des gains proportionnée à leur perte.

Cependant l'objectivité de ces études est aujourd'hui remise en question, la majorité d'entre elles étant réalisées par des organismes internationaux prônant eux-mêmes la mondialisation quand ils n'en sont pas eux-mêmes les artisans (Banque mondiale, FMI, OMC) [17].

Durant ces deux dernières décennies, la mondialisation n'a pas été porteuse de croissance en Europe. Elle aurait plutôt été génératrice d'iniquités et de dégâts environnementaux.

La mondialisation économique incite aussi les pays riches à se faire concurrence en matière de réglementation, de protection sociale, de fiscalité et d'éducation. Le bilan de cette concurrence est aujourd'hui impossible à établir.

Selon certaines critiques, elle conduirait à un moins-disant dans divers domaines, privilégierait les États les plus efficaces à maîtriser leur train de vie; mettrait en évidence les inefficacités des différents modèles sociaux ou alors aboutirait à un dumping social. Les mouvements sociaux ne pouvant réellement s'exprimer que face à un pouvoir politique de proximité, la mondialisation ferait obstacle à la "lutte des classes" et risquerait à terme de détruire les protections sociales mises en place dans les États développés.

Nouveaux pays industrialisés

Jusqu'à la crise asiatique, les nouveaux pays industrialisés semblaient les grands gagnants de la mondialisation économique. Profitant d'une main d'œuvre qualifiée ainsi qu'à faible coût, ils ont bénéficié d'investissements particulièrement importants en provenance des pays riches comme l'aide financière apportée au Japon par les États-Unis après la seconde guerre mondiale, ce qui leur a permis de construire une économie moderne et un dispositif de formation solide, de sortir de la pauvreté. La crise asiatique a cependant montré l'étendue de leur dépendance à l'égard de marchés financiers prompts à l'emballement spéculatif comme à la panique.

Le bilan de la mondialisation économique pour ces pays est ainsi particulièrement contrasté, avec d'un côté des pays, comme la Corée du Sud ou Taïwan définitivement classés parmi les pays riches, d'autres, Thaïlande, Philippines, ont du mal à se remettre de la volatilité des investissements, et d'autres toujours bénéficient particulièrement beaucoup de la mondialisation au niveau du pays, mais avec une répartition particulièrement inégale de ces gains (Brésil, Chine).

Pays pauvres

Au niveau économique, les pays les plus pauvres restent beaucoup en dehors du processus de mondialisation. Ce dernier requiert en effet des institutions stables, un respect du droit de la propriété privée, une absence de corruption ainsi qu'un certain développement humain (santé et éducation) que ne présentent pas la majorité de ces pays. Leur ressource économique principale, l'agriculture, reste dominée par les stratégies protectionnistes des pays riches, sauf pour les cultures propres aux pays pauvres.

Aspects financiers

Article détaillé : Mondialisation financière.
Le NASDAQ, sur Times Square de nuit (New York)

Après la Deuxième Guerre mondiale les marchés financiers étaient réglementés nationalement et cloisonnés. Sous l'influence des différents acteurs mais également du FMI et de la Banque mondiale (consensus de Washington) les marchés ont subi une triple évolution dite «les trois D» : déréglementation (abolition des contrôles des changes et des restrictions aux mouvements de capitaux), désintermédiation ou accès direct des opérateurs aux marchés financiers sans passer par des intermédiaires et décloisonnement (éclatement des compartiments qui existaient). À partir de la fin des années 1970 un marché intégré des capitaux s'est progressivement mis en place à l'échelle mondiale.

Au-delà des aspects géographiques c'est par conséquent une nouvelle logique financière qui s'est instaurée, c'est pourquoi les spécialistes parlent plutôt de «globalisation» financière que simplement de mondialisation. On peut dire qu'aujourd'hui une sphère financière globalisée existe eu sein de l'économie mondiale.

La mondialisation introduit une explosion sans précédent dans l'histoire des flux financiers à l'échelle du monde, qui est génèrée en grande partie par les facilités d'échanges informatiques sur la Toile.

La globalisation financière a favorisé le financement des entreprises et celui des balances des paiements. En supprimant les obstacles à la circulation du capital elle a donné une impulsion sans précédent aux marchés financiers. Force est cependant de constater que les vrais gagnants au jeu de la finance mondiale moderne sont en particulier les firmes multinationales, les Trésors publics, les établissements de crédit et les investisseurs institutionnels.

Les risques liés au développement des marchés financiers sont nombreux :

  • Au contraire de la logique industrielle la logique financière privilégie le court terme ;
  • La volatilité des marchés s'est accrue, entraînant une instabilité des taux d'intérêts et des taux de change ;
  • Les risques systémiques génèrés soit par des pertes économiques importantes ou par une perte de confiance se transmettent plus aisément à la totalité de l'économie (théorie des dominos) provoquant alors des difficultés financières, des faillites, l'effondrement du prix de certains actifs, etc.

La globalisation financière a donné naissance à des risques nouveaux en génèrant des instabilités nouvelles. La question de la maîtrise de cette globalisation se pose actuellement avec acuité car les États et les institutions (FMI, Banque mondiale…) ont montré leur impuissance lors de crises importantes.

Une régulation mondiale semble pour le moment inaccessible : faut-il mettre en place une taxation comme le préconise James Tobin ? Peut-on réformer les institutions mondiales ? Faudra-t-il une crise systémique majeure pour que les États trouvent un terrain d'entente ?

Aspects culturels

L'anglais dans le monde. En bleu foncé, les pays où l'anglais est officiel ou de facto officiel. En bleu clair, pays où il est langue officielle (sauf au Québec) mais pas la première langue parlée.
McDonald's à Shanghaï / À la pointe des associations d'idées que le ressentiment relie à l'américanisation, le phénomène de McDonaldization des fast-foods, qui lui-même a produit un vocabulaire propre aux USA : les (en) McWords.

L'accès d'un nombre croissant d'individus à des réseaux d'information et de communication communs conduit à deux effets :

  • Le deuxième est l'émergence d'une sorte de «culture commune» marquée surtout par le recours à un «anglais de communication» (quelquefois nommé globish, pour global english), version appauvrie de la langue anglaise, des références culturelles américaines ou occidentales portées par des produits culturels (cinéma, musique, télévision) ou des modes de vie (sports occidentaux, cuisine italienne, chinoise…). Certains y voient un risque d'appauvrissement de la diversité culturelle, ou alors la domination d'une certaine conception des rapports économiques et sociaux. Le terme de civilisation universelle est en soi objet de polémique.

Aspects institutionnels et politiques

La mondialisation, accordant dans son mode de régulation un primat à l'mondial sur le national, peut être lue comme une accélération d'un phénomène mondial d'intégration économique commencé dès le XVIe siècle, processus inégal sur le plan géographique et progressif à l'échelle temporelle. Elle crée de nouveau défis d'organisation institutionnelle et de répartition des pouvoirs politiques à l'échelle du monde.

Une certaine marginalisation des États

Les outils respectant les traditions de la politique publique, fiscalité et réglementation, perdent de leur efficacité dans un environnement mondialisé. Leur application demande alors la coopération de plusieurs États, toujours délicate à obtenir ainsi qu'à maintenir.

La mondialisation génère des agents économiques, des moyens d'information et des flux financiers dont l'ampleur échappe au contrôle de la structure des États-nations. Par conséquent, la majorité des gouvernements déplorent leur impuissance face à ces phénomènes tant que les relations mondiales ne sont pas réglées par d'autres règles que l'intérêt des États. Au niveau européen, il faut noter l'existence d'une certaine volonté d'harmoniser les comptabilités nationales, en vue de définir une typologie normalisée des agents économiques en unités institutionnelles et en secteurs institutionnels.

Un rôle en devenir des acteurs transnationaux

L'accélération récente de la mondialisation entraîne une diversification et une autonomisation des acteurs transnationaux. Elle impose aux organisations mondiales (Banque mondiale, FMI, OCDE, Forum de Davos, G8) de redéfinir leurs discours et leurs actions[18].

Des ONG (organisations non gouvernementales) tentent de combler ce vide, mais elles manquent de légitimité pour prétendre représenter les citoyens du monde, sont fréquemment marquées par des idéologies partisanes et souffrent d'un grand manque de transparence dans leur fonctionnement comme dans leur action.

De leur côté les syndicats ont compris l'intérêt en premier lieuer la question du travail selon une approche mondialisée, en se comprenant dans une Confédération syndicale mondiale.

Aspects humains et sociaux

Aujourd'hui, à peu près 3% de la population mondiale vit en dehors de son pays de naissance. C'est à peu près 200 millions d'immigrants qui ont quitté leur pays natal, en tenant compte des 6 milliards d'habitants dans le monde.

Migrations

Article détaillé : migration humaine.

Les flux humains de migration permanente sont les grands oubliés de la mondialisation. Même si en 2002, les États-Unis accueillaient le nombre d'immigrants principal de son histoire, ce nombre était faible au regard de sa population en comparaison de cette proportion au cours des années 1920. Dans la totalité du monde, les mouvements de population sont quantitativement faibles. La mobilité mondiale durable reste le sort des plus défavorisés, déplacés par les guerres, ou l'apanage des mieux constitués à la recherche de la meilleure rémunération pour leurs compétences.

Inégalités de revenus

Article détaillé : Inégalités de revenu.
Inégalité des revenus au sein des pays, mesuré par le cœfficient de Gini

La mondialisation met en évidence des inégalités de revenus au sein des pays développés (dirigeants / employés, travailleurs qualifiés / travailleurs non qualifiés) et entre pays développés, pays en développement et pays pauvres[19].

Encore, cette inégalité de revenus ne doit pas cacher le fait qu'elle reflète le plus fréquemment des différences énormes dans les modes de vie.

Tourisme

Article détaillé : tourisme.
Top 10 en 2001

La hausse de niveau de vie et la baisse des coûts de transport ont beaucoup contribué au développement du tourisme mondial qui est passé de 25 millions de personnes en 1950 à 500 millions en 2000. Cependant, le tourisme mondial est principalement composé de ressortissants de pays riches visitant d'autres pays riches (les pôles récepteurs et les pôles émetteurs). Le tourisme en direction des pays pauvres est le plus fréquemment concentré sur un petit nombre de localisations, avec un effet assez faible sur le développement d'ensemble du pays d'accueil.

Aspects écologiques

La «courbe environnementale de Kuznets»
La description de ce phénomène controversé constaté dans les pays riches, ou alors certains pays en voie de développement comme la Chine il y a peu de temps, est permise par une courbe en U inversé (pollution locale en ordonnée et revenu par habitant en abscisse)

Les risques écologiques sont aussi en partie globalisés et menacent les grands équilibres. Certains aspects des crises écologiques prennent une dimension mondiale, surtout le changement climatique et ses différentes caractéristiques : effet de serre, risque de perturbation des courants marins, perte de biodiversité, déforestation, etc.

La prise de conscience de la crise écologique a poussé les scientifiques à penser l'écologie globalement, selon la formule de René Dubos («penser globalement, agir localement»)  : les experts de l'écologie globale parlent d'écosphère, de biosphère, ... Poussés par les ONG, les dirigeants du monde se réunissent lors de sommets de la Terre pour définir des politiques de développement durable. Ces politiques ont des transpositions sur les territoires et les entreprises, cherchant à croiser les trois aspects que sont l'environnement, le social, et l'économique.

Certaines approches tendent à appréhender les risques globalement selon leurs caractéristiques écologiques, sociales ou économiques : protocole de Kyoto, modèles climatiques et travaux du GIEC, normes sur les risques globaux [20] (se traduisant par des bases de données mondiales accessibles sur la Toile), etc.

La prise de conscience de l'unicité de la planète face aux problèmes écologiques est une caractéristique principale de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Plusieurs événements ont en effet marqué ce début de millénaire sur le plan écologique et sociétal. Les questions écologiques engagent désormais la responsabilité des entreprises. Elles trouvent leur expression dans le développement des Organisations non gouvernementales (WWF, Médecins sans frontières, etc. ), qui deviennent des interlocuteurs des entreprises, parmi d'autres parties prenantes.

Ces enjeux de globalisation entraînent l'obligation de politiques d'innovation, dans lesquelles les connaissances et la propriété intellectuelle ont toujours plus d'importance que les outils de communication pure.

Facteurs essentiels de la mondialisation contemporaine

La forme actuelle de la mondialisation de la fin du XXe siècle et du XXIe siècle repose sur deux facteurs essentiels [21] :

  • la faiblesse des coûts de transport au regard des écarts des coûts de production (au sens économique du terme), qui touche les biens matériels,
  • la baisse des coûts de communication au niveau mondial, qui touche la diffusion sous forme numérique des informations, y compris financières.

Échanges de biens matériels

Le premier facteur explique la mise en place d'une division mondiale du travail, dans la mesure où il peut être rentable de faire fabriquer une marchandise dans un pays pour la transporter et la vendre dans un autre. La généralisation de ce procédé à la totalité du processus de production (un bien est fabriqué en plusieurs étapes correspondant à tout autant de pays différents) entraîne la croissance d'interdépendances économiques d'autant plus fortes que les échanges le sont . La France et l'Allemagne en sont un exemple. Ce phénomène forme principalement une continuation de ce qui avait été amorcé au XIXe siècle.

Ce processus trouve sa contrepartie dans la volonté des pays les plus riches de diminuer les droits de douane existant entre eux mais aussi ceux portant sur leurs produits dans les pays moins industrialisés. Les négociations du GATT puis de l'Organisation mondiale du commerce voient ainsi une diminution énorme des barrières douanières mais aussi l'élargissement de ce processus à l'agriculture ainsi qu'aux services.

Mondialisation de l'information

Utilisateurs d'Internet dans le monde

La grande nouveauté de la mondialisation du début du XXIe siècle est la mise en place de technologies de l'information (TIC), en sources ouvertes ou fermées, elles aussi à l'échelle mondiale. Avec l'accès à ces outils, la mondialisation touche tout autant les individus que les États ou les entreprises, avec une perception particulièrement variable selon les individus.

Le premier effet de cette mutation technologique est la financiarisation de l'économie et le développement des entreprises multinationales et transnationales. La meilleure information sur les différences de coûts entre les pays permet en effet aux capitaux de circuler sans l'intermédiation des banques en donnant la possibilité l'établissement de marchés financiers intégrés au niveau mondial.

Contrairement aux facteurs purement financiers, la mondialisation des technologies de l'information du type web, internet et autres médias touche directement les individus. L'exposition à des produits culturels étrangers (dessins animés japonais, cinéma indien, danses d'Amérique du Sud…) n'est plus le privilège d'une élite. Elle fait prendre conscience de la diversité des cultures au niveau mondial.

Changement de représentation

On perçoit confusément que la mondialisation, qui s'accompagne d'enjeux de développement durable, correspondrait au début d'un nouveau cycle historique.

Le philosophe Michel Foucault parle d'épistémè pour une conception du monde. Notre époque correspondrait selon lui à un nouvel épistémè, qu'il qualifie d'hypermodernité.

L'historien René Rémond pense qu'il existe des cycles dont les caractéristiques sont le changement des représentations du monde, conduisant à de nouvelles représentations sociales, le changement des modes de diffusion de l'information et de la connaissance, la lecture scientifique des textes fondamentaux, et la remise en honneur de la culture antique…

A titre d'exemple, la Renaissance des XVe et XVIe siècles fut une période de remise en honneur des auteurs grecs et latins ; elle étendit la redécouverte de la culture antique à l'art ainsi qu'aux techniques, et apporta l'imprimerie. Le siècle des Lumières vit un changement important de représentation du monde avec la «révolution copernicienne». L'époque contemporaine voit aussi se former des représentations du monde différentes avec les nouvelles théories cosmologiques ou le développement d'Internet.

Annexes

Sur les aspects philosophiques et sociétaux
Sur la mondialisation financière
Sur les échanges internationaux
Sur les aspects institutionnels, politiques, territoriaux
Sur les mouvements anti / altermondialistes
Les effets dont certains accusent la mondialisation

Bibliographie

  • J. Adda, La Mondialisation de l'économie, Vol. 1 La Découverte, Repères, Paris, 1996.
  • J. Adda, La Mondialisation de l'économie, Vol. 2 La Découverte, Repères, Paris, 1996.
  • Suzanne Berger, Notre première mondialisation, Seuil, 2003, ISBN 2-02-057921-9
  • Suzanne Berger, Made in monde, Les nouvelles frontières de l'économie mondiale, Seuil, 2006, ISBN 2-02-085296-9
  • Nayan Chanda, Qu'est-ce que la mondialisation ?, [lire en ligne]
  • Daniel Cohen, La Mondialisation et ses ennemis, Paris, Grasset, 2004
  • Jacques Fontanel, La Globalisation en "analyse" - Géoéconomie et stratégie des acteurs, L'Harmattan, 2005
  • Jacques Lévy, Patrick Poncet, Dominique Andrieu, Boris Beaude, René-Éric Dagorn, Marc Dumont, Karine Hurel, Alain Jarne, Blandine Ripert, Mathis Stock, Olivier Vilaça, L'invention du Monde. Une géographie de la mondialisation. , Presses de Sciences-po, 2008, (ISBN 9782724610413)
  • Philippe Moreau Defarges, La mondialisation, Que sais-je ?, 128p, 2005, ISBN 2-13-055259-5
  • Johan Norberg, Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, Plon, 2004, (ISBN 2259200095)
  • «Misère de la mondialisation», Agone, n°16, 1996. [lire en ligne] [pdf]
  • John Ralston Saul : Mort de la globalisation, 2005, Ed.  : : Payot-poche, 2008, ISBN 2-228-90273-X
  • Ducobu, A. Yung-Do, "Mondialisation des États et banques Multinationales : acteurs, stratégies, régulation, Academia-Bruylant, Louvain-La-Neuve, Belgique, 2005.

Liens externes

Notes et références

  1. «L'industrialisation, ses ressorts réels et son idéologie stimulent la mondialisation de certains marchés et la lutte entre les "marchés" occidentaux et les "marchés" soviétiques» (PERROUX, Écon. XXe siècle, 1964 p. 286), cité par le
  2. Alain Rey (dir), Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, 1998, p. 2273.
  3. http ://en. wikipedia. org/wiki/Manuel_Castells
  4. http ://en. wikipedia. org/wiki/John_Urry
  5. http ://en. wikipedia. org/wiki/Hybridity
  6. La mondialisation : faut-il s'en réjouir ou la redouter ?
  7. (voir Culture, Diversité culturelle, Culture et mondialisation)
  8. La mondialisation comporte enfin des dimensions culturelle, politique et environnementale plus vastes... La mondialisation : faut-il s'en réjouir ou la redouter ?
  9. Le Nouvel Observateur – 24/30.05.07>>
  10. Petit bréviaire des idées reçues en économie, les Éconoclastes, page 56 et 63
  11. The global economy myth, cité par "Les Éconoclastes"
  12. Cet article traite de ces théories «conceptionelles»Mondialisation : deux expressions contradictoires
  13. Le monde : pluriel et singulier
  14. Mondialisation : deux expressions contradictoires
  15. La mondialisation -- processus qui donne, selon la définition des dictionnaires, aux diverses activités et aspirations une "extension qui intéresse le monde entier" -- a commencé depuis bien longtemps. Des milliers d'années avant que n'apparaisse la racine du mot -- "monde" ou "globe"… Qu'est-ce que la mondialisation? Cet article est conseillé pour la datation du phénomène
  16. Eric Hobsbawm, l'Âge des extrêmes : le court XXe siècle (1914-1991) , 1994
  17. Voir les dossiers de la mondialisation parus dans Le Monde diplomatique de janvier-février 2007.
  18. Mondialisation : les mots et les choses - Éclairages politiques
  19. Si la mondialisation a créé des richesses sans précédent, les laissés-pour-compte ont été pareillement nombreux. Ceux qui ont tiré le plus grand profit de la mondialisation sont les pays industrialisés… Le fossé s'est aussi élargi entre pays riches et pays pauvres, de même qu'entre nantis et indigents d'un même pays. Qu'est-ce que la mondialisation ?
  20. Voir par exemple : Management du risque. Approche globale. AFNOR. 2002.
  21. La diminution du coût des communications et des transports a favorisé l'essor de la croissance économique…Qu'est-ce que la mondialisation ?

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/07/2009.
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