Politis

Politis est un hebdomadaire français fondé en 1988 par Bernard Langlois. Il traite d'actualité politique et sociale et se revendique de la gauche antilibérale et écologiste.



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  • j'ai une question : est ce que l'association pour politis est l'éditrice de l'hebdomadaire politis ? merci. 17. mardi 12 décembre 2006 à 10 :06, par Michel... (source : association.pour-politis)
 Politis
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Pays France France
Langue (s) Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Prix au numéro 3€
Diffusion 15 700 ex. (2007)
Fondateur Bernard Langlois
Date de fondation 1988
Ville d'édition Paris

Directeur de publication Denis Sieffert
Directeur de la rédaction Denis Sieffert
Rédacteur en chef
Propriétaire Politis
ISSN 1290-5550

politis. fr

Politis est un hebdomadaire français fondé en 1988 par Bernard Langlois. Il traite d'actualité politique et sociale et se revendique de la gauche antilibérale et écologiste[1]. Ce journal est membre fondateur de l'association Attac-France. D'autre part, Politis se dit attaché à la «défense des services publics et des biens communs de la société»» et refuse le «marché omnipotent où tout s'achète et tout se vend» mais aussi l'idéologie du choc des civilisations[2].

Historique

En gestation dès le début de l'année 1987, une équipe de journalistes (Jean-Michel Aphatie, Laurent Carpentier, Paul Moreira, Vincent Jacques-Le-Seigneur, etc. ) autour de Bernard Langlois fonde Politis, Le Citoyen. Son premier numéro paraît le 21 janvier 1988. Sa «une» proclame «La France manque d'immigrés».

En novembre 2000, Politis inaugure une nouvelle formule qui sera modifiée un peu en janvier 2007. Cette dernière subit un changement graphique à partir du numéro du 22 janvier 2009[3].

Depuis 2004, Politis édite un hors-série au printemps consacré au commerce équitable et biologique.

En janvier 2006, le site Internet du journal voit le jour[4].

Les combats de Politis

Journal d'opinion à l'«engagement humaniste, sociale et écologiste»[5], Politis a défendu de nombreux combats.

Fermement antistalinien lors de sa fondation, Politis se fait le porte voix de l'écologie politique. Refusant «l'idée d'une écologie abâtardie»[2], le journal soutient en 1994 le virage à gauche des Verts qui se démarque alors de la logique «ni droite, ni gauche» qui était la sienne lors de sa fondation. En outre, Politis fut le premier hebdomadaire généraliste à avoir créé dans ses colonnes une rubrique écologique au début des années 1990.

Membre fondateur d'ATTAC, Politis combat pour une Europe sociale. Le journal fait campagne pour le «Non» lors du référendum de mai 2005 relatif au Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Dans la lignée, Politis soutient les initiatives pour des candidatures unitaires de la gauche antilibérale lors des élections de 2007. Une partie de la rédaction du journal - surtout Bernard Langlois [6] - soutiendra la candidature aux présidentielles de José Bové. Pour les européennes de 2009, Politis lance un appel à la constitution de listes unitaire «pour une autre Europe»[7].

Après l'élection de Nicolas Sarkozy comme Président de la République française en 2007, Politis crée l'observatoire du 6 mai. Comprenant huit personnalités «reconnues pour leur compétence dans leur domaine d'activité et leur engagement citoyen»[8], cet observatoire est conçu comme un «dispositif d'alerte démocratique» face à «toute mesure susceptible de porter atteinte aux libertés ou à la dignité humaine, d'enfreindre l'esprit de justice, d'aggraver les inégalités sociales, ou les déséquilibres environnementaux» que prendrait le nouveau gouvernement au pouvoir[9].

Le 15 mai 2008, Politis initie dans ses colonnes un appel pour «l'Alternative à gauche»[10]. Denis Sieffert assume le «rôle spécifique» - «qui n'est pas dans [la] vocation première, mais n'est nullement contradictoire avec [le] combat» - de Politis pour cet appel dont l'objectif est la création d'un cadre permanent d'action et de réflexion pour la totalité des courants politique de la gauche sociale et écologiste[11].

Politis ouvre ses colonnes à plusieurs sensibilités de la gauche de la gauche : gauche du PS, LCR, Les Verts, PCF, Attac, MRC, le MARS, Les Alternatifs, etc. Les pages «Résistances» du journal se font l'écho des combats de la gauche antilibérale et son site Internet propose un «Agenda militant»[12]. En outre, Politis «rencontre et interroge des chercheurs et des intellectuels fréquemment boudés par les autres médias» [2]. Ainsi, chaque semaine, la rubrique «À contre-courant» accueille l'une de ces analyses sur l'actualité.

Situation financière

Politis, Le Citoyen est né d'un appel public à l'épargne portant sur 6 millions de francs à souscrire par actions nominatives de 500 francs[13]. Les premières difficultés du journal sont dues à sa sous-capitalisation. Dès 1988, c'est la générosité de Pierre Bergé qui lui sert à continuer d'exister[14].

Au début de l'année 1990, un montage financier associant la Macif, le promoteur Pellerin et l'entreprise Spie Batignolles ne verra finalement pas le jour suite à la publication en juin dans Politis d'un article de Fabrice Nicolino intitulé «Brioude, une bombe au cœur de la ville ?». Dénonçant la manipulation de produits chimiques dans la ville d'Auvergne par un laboratoire de solvants industriels, la Speichim, appartenant à Spie Batignolles, les investisseurs abandonnèrent ce projet[15].

L'hebdomadaire continue a être confronté à une situation financière délicate. Le capital du journal s'ouvre à Thierry Wilhelm (1998) puis au Monde Diplomatique (2000) [16]. Ce dernier possède 34% du capital, lui apportant aussi une aide technique et administrative. Politis est alors édité par SAS Politis, une société par actions simplifiée au capital de 300 000 euros. Ses principaux actionnaires sont l'Association pour la défense de la pluralité de la presse, Doxa SAS et Le Monde diplomatique.

Le 8 août 2006, le journal a été positionné en redressement judiciaire. Thierry Wilhelm, l'actionnaire pressenti pour la mise en place du plan de reprise s'étant désisté le 1er octobre 2006, le personnel de Politis lance un appel pour récolter un million d'euros pour sauver l'hebdomadaire[17]. Denis Sieffert affirme que cette crise est due aux «négligences répétées» en matière de gestion et l'«absentéisme chronique» du directeur général de l'époque, Jean-Pierre Beauvais [16]. En filigrane, cette crise révèle aussi les tensions entre une rédaction soucieuse de son indépendance éditoriale et une équipe dirigeante autour de Beauvais qui prend fait et cause pour le président d'ATTAC, Jacques Nikonoff[18].

L'association «Pour Politis» s'est créée pour sauver le journal[19]. L'association compte 1 500 lecteurs adhérents[20]. Elle a permis de recueillir 941 000 € auprès de lecteurs et ainsi de sauver le journal[21]. Le tribunal de commerce de Paris a jugé le 15 novembre 2006 que le plan de reprise déposé par le personnel de l'hebdomadaire était viable[22].

Le journal est désormais édité par la Politis, une société par actions simplifiée au capital de 446 000 euros. Parmi ses actionnaires, on retrouve l'association «Pour Politis» (65% du capital), mais aussi Christophe Kantcheff, Denis Sieffert, Pascal Boniface, Laurent Chemla, Valentin Lacambre et Jean-Louis Gueydon de Dives.

Diffusion

Les premiers numéros de Politis, Le Citoyen s'écoulent autour de 40 000 exemplaires.

En 2007, la diffusion totale de Politis était de 15 700 exemplaires par numéro (4 300 ventes en kiosque et 11 400 abonnés) [23].

Le site Internet de l'hebdomadaire et le blog de ses rédacteurs ont généré 1, 5 million de visites sur l'année 2007. La version électronique de Politis compte quant à elle 250 abonnés pour la même année[4].

Rédaction de Politis

Denis Sieffert, directeur de la rédaction

En 2007, Politis emploie neuf salariés à temps plein, six à temps partiel et neuf pigistes réguliers[1].

Notes et références.

  1. ab Denis Sieffert, «Politis : nos projets pour 2007», Politis, 21 décembre 2006.
  2. abc «Qui sommes-nous ?» ; site Web de Politis, le 23 janvier 2007.
  3. Cette nouvelle maquette du journal a été élaboré par Sophie Guéroult («Nouvelle formule de Politis», site Internet de Politis, le 15 janvier 2009.
  4. ab Xavier Frisson, «Politis tisse sa toile», p.  23, Politis, n°986, 24 janvier 2008.
  5. Denis Sieffert, «Avec une certaine constance...», p.  16-17, Politis, n°986, 24 janvier 2008.
  6. Bernard Langlois, «Le brouillard», Politis, 19 avril 2007.
  7. Parmi les premiers signataires : Patrick Braouezec (PCF), Marc Dolez (PG), Christian Picquet (LCR), Michel Onfray, Susan George, ou Robert Guédiguian («Signez l'Appel pour une autre Europe !», Politis, 10 décembre 2008)
  8. Il s'agit de : Annick Coupé, syndicaliste, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires ; Bernard Dréano, président du Centre d'études et d'initiatives de solidarité mondiale (Cedetim), Éric Fassin, sociologue, enseignant à l'École normale supérieure ; Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ; Didier Ménard, président du Syndicat de la médecine générale ; Dominique Rousseau, professeur de droit public à Montpellier-I, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature (2002-2006)  ; Pierre Tartakowsky, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, rédacteur en chef de la revue Hommes et Libertés ; Jacques Testart, biologiste, directeur de recherches à l'Inserm.
  9. «Politis crée l'Observatoire du 6 mai» ; site Web de Politis, le 7 mai 2007.
  10. «L'alternative à gauche : consultez, signez l'appel et débattez !» ; site Web de Politis, le 15 mai 2008.
  11. Denis Sieffert, «Cap sur le 11 octobre !», p.  10, Politis, n°1012-1014, 24 juillet 2008.
  12. «L'agenda militant» ; site Web de Politis.
  13. «Politis, 1987-2006» ; site Web du Monde Citoyen, le 17 octobre 2006.
  14. Bernard Langlois, «Raconte, grand-père…», p.  30-31, Politis, n°986, 24 janvier 2008.
  15. «Comment faire pour couler un journal» ; billet publié sur le blog Planète sans Visa, 15 février 2008. Selon Fabrice Nicolino, ce montage financier est dû à l'amitié entre Bernard Langlois et Michel Rocard, alors premier ministre.
  16. ab Denis Sieffert, «Politis, l'histoire d'une crise», Politis, 23 novembre 2006.
  17. «Sauvons Politis !» ; Site Web d'Acrimed, 13 octobre 2006
  18. Sébastien Homer, «Politis en dépôt de bilan», l'Humanité, 31 août 2006.
  19. «Un mois, un million d'euros» ; Politis le 5 Octobre 2006
  20. Patrick Piro, «Association de bienfaiteurs», p.  28, Politis, n°986, 24 janvier 2008.
  21. «C'EST FAIT !» ; billet publié sur le site de l'association «Pour Politis» le 15 novembre 2006.
  22. Denis Sieffert, «Politis sauvé», p.  3, Politis, 23 novembre 2006.
  23. Denis Sieffert, «Où en sommes-nous ?», p.  29, Politis, n°986, 24 janvier 2008.

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/07/2009.
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