Public Eye Awards

Le Public Eye est une contre-manifestation critique au Forum économique mondial qui a lieu chaque année à Davos. Le 28 janvier 2009, le Public Eye fêtera son 10e anniversaire.



Catégories :

Altermondialisme - Responsabilité sociétale des entreprises - Gouvernance d'entreprise - Terme syndical - Davos

Recherche sur Google Images :


Source image : www1.ch.indymedia.org
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • avaient épinglé les multinationales Novartis (Suisse)... L'attribution des Public Eye Awards 2008 à AREVA montrent que ni les ONG... Réseau écovillage · Travail en Equipe Pluridisciplinaire : EcoVillage... (source : passerelleco)
  • Vous vous trouvez ici : Critique de la mondialisation · Public Eye Awards... Les prix pour ces trois catégories ont été remis le 25 janvier 2006 à Davos.... (source : cleanclothes)
  • ... Cette année, les prix sont allés à Chevron Corp., The Walt Disney Company... L'empire du loisir tolère des conditions de travail... The Public Eye Awards c/o Erklärung von Bern, Postfach 1327, CH-8031 Zürich, Schweiz... (source : declarationdeberne)

Le Public Eye est une contre-manifestation critique au Forum économique mondial (WEF) qui a lieu chaque année à Davos (canton des Grisons en Suisse). Le 28 janvier 2009, le Public Eye fêtera son 10e anniversaire.

Cette manifestation, organisée par la Déclaration de Berne et Greenpeace Suisse, dénonce les dérives d'une globalisation orientée vers les seuls intérêts des multinationales. Depuis 2005, le Public Eye met surtout l'accent sur les limites de la responsabilité sociale des entreprises (ou Corporate Social Responsibility – CSR). Les Public Eye Awards, décernés à cette occasion, sanctionnent des entreprises qui se sont distinguées par leurs agissements irresponsables dans les domaines des droits humains et de l'environnement. Pour la première fois en 2009, un prix positif récompensera un utilisé pour son courage et son engagement.

2009

En 2009, les prix suivants seront décernés : le Global Award, le Swiss Award, le Positive Award et le People's Award. Le Positive Award récompensera un utilisé pour son comportement exemplaire. Le People's Award a été lancé en 2008. Le public est invité à choisir l'entreprise la plus irresponsable de l'année.

En 2009, les votes seront ouverts sur le site du Public Eye[1] du 15 au 27 janvier.

2008

Melanie Winiger au Public Eye Awards 2008, © nitsch. ch
  • Areva S. A. reçoit le Global Award et le People's Award
  • Glencore se voit décerné le Swiss Award
  • Hess Natur est récompensée par le Positive Award

Le Global Award et le People's Award sont décernés au groupe nucléaire étatique français Areva S. A. Au Nord du Niger, Areva extrait de l'uranium dans des conditions complètement scandaleuses. Tandis que les analyses montrent une contamination de l'air, de l'eau et du sol, les mineurs qui travaillent pour les deux filiales du groupe, Somaïr et Cominak, ne bénéficient d'aucune information sur les risques sanitaires liés à leur travail. Pire toujours, les médecins du travail n'hésitent pas à diagnostiquer le HIV chez des travailleurs atteints du cancer pour que l'entreprise n'ait pas à assumer ses responsabilités ainsi qu'à prendre en charge les soins médicaux de ses anciens employés.

Glencore se voit attribué le prix dans la catégorie «suisse» pour l'opacité de ses activités et les conditions de travail intolérables dans ses mines de charbon en Colombie.

Le prix positif récompense Hess Natur, la plus grande entreprise allemande de vente par correspondance de textiles naturels, pour son engagement social et écologique dans la production de ses matières premières.

2007

  • Bridgestone reçoit le Global Award
  • Novartis se voit décerné le Swiss Award
  • Coop est récompensée par le Positive Award

Le Global Award est décerné à la multinationale japonaise du pneu Bridgestone pour les conditions de travail proches de l'esclavage dans l'une de ses filiales au Libéria (Afrique de l'Ouest ). Les travailleurs vivent dans des cabanes en torchis délabrées et sont obligés de faire travailler leurs enfants (travail des enfants). En extrayant le caoutchouc, adultes et enfants manipulent des matériaux hautement toxiques sans protection.

Novartis s'est vu remettre le Swiss Award pour le brevet déposé sur l'Imatinib (Glivec®), un médicament anticancéreux. Cette démarche a entraîné un arrêt de la production des génériques indiens, qui étaient vendus à un dixième du prix du médicament de Novartis. Des milliers de personnes dans le monde ont ainsi été privées de l'accès à un médicament qui empêche la progression du cancer du sang (leucémie) mortel dont ils sont atteints.

Coop a reçu le prix positif pour son engagement pour des produits issus de l'agriculture biologique en Suisse.

2006

  • Chevron Corp. remporte le prix dans la catégorie «Environnement»
  • Citigroup reçoit le prix dans la catégorie «Fiscalité»
  • Walt Disney se voit attribué le prix dans la catégorie «Social»
  • Trois organisations sont récompensées par le prix positif : le Syndicat Euskadi SNRTE, Germanwatch et FoodFirst Information & Action Network (FIAN)

Pendant près de 30 ans, Chevron Corp. (anciennement Texaco) a pollué de grandes régions amazoniennes du Nord de l'Equateur. Pour économiser de l'argent, l'entreprise adoptait des méthodes d'extraction du pétrole sommaires. Raison pour laquelle les populations autochtones établies dans ces régions ont vu leurs conditions sanitaires se dégrader de façon dramatique. Chevron Corp. refuse d'assumer les conséquences de ses activités sur la santé des personnes concernées et sur l'environnement et de prendre des mesures d'assainissement des sols.

Citigroup est sanctionnée par le prix dans la catégorie «Fiscalité» pour son soutien sans scrupule à l'évasion fiscale.

Walt Disney reçoit le prix de la honte dans la catégorie «Social» pour les graves violations des droits humains et du travail commises dans les fabriques de jouets de ses fournisseurs en Chine. L'entreprise ne publie pas les noms de ses fournisseurs, empêchant ainsi le contrôle des conditions de travail par des inspecteurs indépendants.

Le Syndicat Euskadi SNRTE, Germanwatch et FoodFirst information & Action Network (FIAN) reçoivent conjointement le Positive Award pour s'être opposées à la fermeture arbitraire de la produit Euzkadi de la multinationale du pneu Continental au Mexique. Grâce à la qualité de leur coopération, le professionnalisme de leur lobby et le dialogue mené avec Continental, elles ont non seulement réussi à faire rouvrir la produit, mais également permis aux travailleurs de devenir eux-mêmes copropriétaires de l'usine.

2005

  • Dow Chemical remporte le prix dans la catégorie «Droits Humains»
  • Shell se voit attribué le prix «Environnement»
  • Wal-Mart reçoit le prix «Droits du Travail»
  • KPMG remporte le prix «Fiscalité»

Dow Chemical est sanctionnée par un prix pour son refus total et non-motivé d'assumer sa responsabilité dans la catastrophe de Bhopal en 1984, dont les habitants subissent actuellement toujours les conséquences. En 2001, Dow a fusionné avec l'entreprise responsable de cette catastrophe.

Shell reçoit un prix de la honte pour ses activités de combustion de gaz au Nigéria dans des zones d'habitation 24 heures sur 24, qui nuisent gravement à la santé de la population locale ainsi qu'à l'environnement.

Wal-Mart se voit attribué le prix «Droits du travail» pour son refus d'admettre sa responsabilité sur toute sa chaîne d'approvisionnement : Les conditions de travail sont en effet désastreuses chez ses fournisseurs de vêtements africains et asiatiques.

KPMG est sanctionnée pour les conseils qu'elle prodigue à ses clients en matière d'évasion fiscale.

Weblinks

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Public_Eye_Awards.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/07/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu