Union syndicale Solidaires

L'Union syndicale Solidaires est une union syndicale française créée le 10 décembre 1981. Elle ne faisait pas partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français bénéficiant d'une présomption irréfragable de représentativité.



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Solidaires - Syndicat français - Mouvement altermondialiste - Altermondialisme - Organisme fondé en 1981

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  • Déclaration de la Fédération des syndicats SUD Education.... Pour tout autant, l'Union syndicale "Solidaires" est convaincue qu'aucune organisation ne peut... (source : sudeducation)
  • site web du syndicat Sud -Aérien Corsair.... L'Union syndicale Solidaires est prête à participer à toute rencontre unitaire permettant d'avancer vers cet... (source : sud-corsair)

Logo de l'Union syndicale Solidaires
Contexte général
Zone d'influence France France
Fiche d'identité
Fondation 1981
Structure Union interprofessionnelle
Siège central 144 boulevard de la Villette
75019 Paris
Origine Groupe des Dix
Financement - Cotisations annuelles versées par les organisations syndicales membres
- Subventions pouvant être accordées par l'État ou toute autre collectivité publique mais aussi par des établissements publics
- Dons et autres revenus.
Membres près de 90 000 adhérents revendiqués[1]
Site internet www. solidaires. org

L'Union syndicale Solidaires est une union syndicale française créée le 10 décembre 1981. Elle ne faisait pas partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO) bénéficiant d'une présomption irréfragable de représentativité. La loi Représentativité de 2008 offre actuellement des possibilités de développement, surtout dans le secteur privé. L'acronyme SUD (Solidaires Unitaires Démocratiques) sert à désigner énormément de ses syndicats-membres.

Le Groupe des Dix

Le Groupe des Dix a été constitué en France le 10 décembre 1981 par dix organisations syndicales autonomes non-confédérées, dont le SNUI, la FGSOA, issues du refus de la scission CGT-FO de 1947 et le SNJ, dans l'objectif de faciliter l'émergence d'un nouveau pôle capable de peser dans le mouvement syndical pour plus d'unité et d'efficacité. Tous entendaient garder leur indépendance et refusèrent de s'organiser en confédération. Ils décidèrent cependant de maintenir des contacts entre eux pour développer l'entraide.

Les membres originels du G10 :

Des débuts complexes et fragiles

Au cours des années qui suivent, d'autres syndicats rejoignent le groupe dont l'activité reste assez faible. Cette faiblesse amène en 1985 les syndicats membres à ne plus se contenter de simples contacts nationaux, mais à encourager des liens sur le plan local (départements, grandes agglomérations). Ils créent aussi un centre de formation syndicale commun.

En particulier présents dans le secteur public, ils s'engagent sur ce qui devait devenir l'un de ses principaux chevaux de bataille : la défense des services publics à partir de 1986. Cet engagement se conjugue avec les grèves SNCF de l'hiver 1986-1987, qui traitent entre autres de cette question.

le logo du groupe des dix

Cependant, d'autres conflits dans des secteurs sur lesquels des syndicats du groupe interviennent (Banque de France, aiguilleurs du ciel, etc. ) mettent en relief les faiblesses structurelles du Groupe des Dix : contacts trop lents sur le plan local, difficultés à peser en faveur de l'unité syndicale, incapacité à organiser la solidarité interprofessionnelle et en particulier difficulté à élargir le champ des analyses communes de par la règle de l'unanimité qui règne au sein du groupe pour toute décision.

C'est sur ce point que les plus gros désaccords apparaissent amenant l'un des syndicats fondateurs à quitter le groupe. Parallèlement, le projet piloté par la FEN de créer une grande centrale réformiste divise le G10. Certains de ses membres (fonction publique territoriale, FGSOA, une partie de la FASP... ) participent à la création de l'UNSA.

La radicalisation du G10

Bannières de Solidaires dans une manifestation à Paris en 2005

Début 1989, le Groupe des Dix s'élargit en s'ouvrant à Sud-PTT. Ce syndicat n'est pas de tradition autonome. Il s'agit en fait de syndicats CFDT, essentiellement de la région parisienne, habituellement en opposition avec leur fédération, qui viennent d'en être exclus pour avoir soutenu la "grève des camions jaunes" contre l'ouverture au privé du transport du courrier malgré leur Fédération. Aux élections qui ont lieu trois mois après sa naissance, SUD PTT n'obtient de représentativité que sur la région parisienne, mais va connaître un développement spectaculaire de son implantation au début des années 1990. En effet, à la suite du grave échec subi par la CFDT lors des élections professionnelles de 1989 ainsi qu'à la suite de la décision de celle-ci de soutenir la loi de séparation de La Poste et de France Télécom (loi Quilès) qui ouvrait la voie à la privatisation, de nouveaux syndicats départementaux des PTT de la CFDT font défection et rejoignent Sud-PTT.

Certains détracteurs expliquent le développement rapide de l'union syndicale a cette époque par une consigne de la LCR qui voudrait que ses militants y adhèrent. Mais à 3200 militants revendiqués pour la LCR, contre au moins 50 000 pour l'union syndicale a l'époque, cette affirmation est fortement sujette à caution. Pour Jean-Marie Pernot, «on leur attribue une tendance trotskiste, ce qui est ridicule et faux. Trouver des boucs émissaires est toujours un moyen facile pour les pouvoirs en place d'assurer leur tranquillité»[2].

Un autre syndicat issu de la CFDT, surtout suite à la grève des infirmières, le CRC-Santé rejoint légèrement plus tard le G10.

L'entrée des nouveaux venus va donner un coup de fouet au travail interprofessionnel du groupe. Le champ d'activité et de réflexion s'élargit. En particulier, le principe de l'élaboration d'une Charte des valeurs sociales et syndicales, pour donner une plus grande cohésion au groupe, est adopté.

Le groupe affirme davantage sa volonté d'un renouveau du champ syndical en participant à l'ensemble des initiatives allant dans ce sens. Il se présente en 1992 pour la première fois aux élections prud'homales et est de plus en plus actif dans les luttes des secteurs où il intervient.

Cette dynamique entraine de nouvelles adhésions de syndicats et les premiers regroupements locaux G10 effectifs.

Pour la première fois, il prend une initiative d'ampleur nationale avec le lancement de la campagne Agir contre le Chômage, qui se traduit par l'organisation de marches de chômeurs et la création d'AC !, qui cherche à unifier la totalité des organisations de chômeurs.

Toute cette agitation entraine le départ du G10 de trois autres syndicats autonomes (Fédération Autonome des Transports-FAT, Fédération Maîtrise et cadres de la SNCF, FGSOA) qui avec la FEN (Fédération de l'éducation nationale), qui vient de connaitre une scission, fondent une nouvelle organisation autonome, l'UNSA (Union nationale des syndicats autonomes). La FSU qui est issue de la scission de la FEN n'est pas, non plus, adhérente au G10.

Progressivement le G10 s'est «radicalisé» et apparait de plus en plus comme un des points forts de la «gauche syndicale», tout comme l'opposition CFDT avec laquelle les rapports sont d'autant plus spécifiques que nombreux sont les nouveaux militants du G10 a y être passés auparavant.

1995 : l'élargissement

Lors des grèves de décembre 1995, cette évolution apparaît toujours plus clairement. Le résultat est qu'au lendemain de ce mouvement, des militants quittent les fédérations de la CFDT, jugées trop peu revendicatives, certains militants créent des syndicats tels que SUD Rail. Des syndicats d'entreprise non seulement de la CFDT, mais également de la CGT-FO et de la CGT quittent leurs confédérations et se forment en SUD. C'est ainsi qu'à Toulouse, c'est une véritable Union Départementale qui se met en place.

Suite aux mouvement de 1995, se créent les premiers syndicats SUD Éducation et SUD Étudiant.

Ce mouvement qui s'est poursuivi depuis lors (AFPA, Michelin, Thomson, etc. ), accompagné d'un élargissement des syndicats et fédérations existantes donne une situation contrastée. Le G10 reste cependant complètement absent de secteurs entiers.

1998 : fondation de Solidaires

L'Union syndicale Solidaires est fondée en janvier 1998, pour mieux structurer l'ex-G10, qui a énormément évolué depuis la multiplication des SUD. Il compte alors à peu près 60 000 adhérents.

Ce développement a amené le G10 à se restructurer en Union Syndicale G10 Solidaires. La règle de l'unanimité est abandonnée, au profit du consensus, mais chaque syndicat ou fédération membre garde un droit de veto qu'il peut utiliser s'il considère qu'une décision pourrait remettre en cause l'un de ses principes fondamentaux. Cela contraint du coup à un débat approfondi pour lever tout malentendu.

Si la grande majorité des syndicats et fédérations membres de l'Union Syndicale G10 Solidaires a pour nom SUD (Solidaires Unitaires Démocratiques), l'Union Syndicale a tout d'abord conservé le nom moins connu de G10, car tous ne se reconnaissent pas nécessairement dans ce sigle (SNUI, SNJ, etc. ).

L'Union Syndicale G10 Solidaires est actuellement structurée en un Bureau National (BN) et en regroupements locaux pouvant accueillir en plus des syndicats membres des syndicats locaux non adhérents au G10 en observateurs. Les groupes locaux sont régulièrement invités à des réunions élargies du BN. Des congrès réunissant des délégations des syndicats ou fédérations nationaux et des groupes locaux sont désormais convoqués l'ensemble des trois ans.

2001 : départ de 2 syndicats

Le Syndicat Unifié (S. U. ) de la Caisse d'épargne et le Syndicat national autonome des personnels des chambres de commerce, au positionnement peu en phase avec les valeurs et les pratiques de Solidaires, rejoignent l'UNSA, soit une perte d'environ 8000 adhérents.

Annick Coupé remplace Gérard Gourguechon comme porte-parole de l'organisation.

2004 : 3e congrès

Le congrès se passe à la Bourse du travail de Bobigny en présence de 400 délégués. L'union syndicale change de nom et devient l'Union Syndicale Solidaires (disparition du terme G10). Seuls 3 des 10 syndicats fondateurs sont toujours présents, le Syndicat national unitaire des impôts (SNUI), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le Syndicat national autonome de la Banque de France (SNABF) et il y a 36 organisations nationales professionnelles et 52 structures géographiques interprofessionnelles locales. L'union syndicale constate malgré le départ de 2001 une progression des effectifs, on passe de 75 000 en 2001 à 80 000 en 2004. L'union syndicale constate un développement dans le secteur privé : premier syndicat chez Kodak, second chez Michelin, implantation chez le pharmacien Eli Lilly, etc.

Il y a eu aussi la création d'un bureau national se réunissant une fois par mois, qui sera chargé de la mise en œuvre des grandes orientations et un Secrétariat national qui assurera le suivi quotidien de l'intervention de l'Union.

Le congrès s'est prononcé contre le projet de traité constitutionnel européen et a marqué sa solidarité avec les faucheurs volontaires d'OGM.

2008 : 4e congrès

Le congrès se déroule au Palais des Congrès de St Jean de Monts en présence d'environ 350 délégués. L'union syndicale compte désormais 43 organisations nationales professionnelles et 85 structures géographiques interprofessionnelles locales, avec des effectifs toujours en hausse (de 80 000 en 2004 à 90 000 en 2008). Le développement s'accélère dans le secteur privé, ce qui rend d'autant plus important le projet de loi alors en cours d'élaboration sur la réforme de la représentativité syndicale.

Le congrès est marqué par les interventions de nombreux syndicalistes internationaux invités (polonais, algériens, sénégalais, palestiniens, burkinabés... ) mais aussi par celle des représentants du mouvement social français : Droits Devant, Droit Au Logement, Attac, Ligue des Droits de l'Homme, CGT, FSU, UNEF...

Outre les classiques résolutions sur le contexte national et mondial, les valeurs et revendications de l'Union Syndicale, le congrès adopte une résolution sur l'environnement ("Les enjeux écologiques : Notre syndicalisme face aux dangers pour la planète") qui est l'unique à être votée à l'unanimité sans aucune abstention.

Par contre la question de l'évolution des statuts pour rendre définitif le vote des Solidaires locaux (les structures géographiques interprofessionnelles locales) aux Congrès ainsi qu'aux Conseils Nationaux ne faisant pas encore l'unanimité (qui est indispensable pour toute évolution des statuts), elle est remise à un congrès extraordinaire devant se dérouler en 2009 ; d'ici là un groupe de travail ad hoc réunissant surtout les OS qui ne se satisfaisaient pas du projet présenté au congrès doit affiner ce projet pour résoudre les derniers problèmes : exemple typique de la démarche pragmatique de Solidaires pour construire des consensus larges et forts.

La question de la représentativité

Les syndicats de Solidaires du secteur privé se heurtent à de grosses difficultés en matière de reconnaissance de leur représentativité. La loi reconnaît comme représentatif les syndicats adhérents à l'une des confédérations CFDT, CGC, CFTC, CGT et CGT-FO. Toute autre organisation doit faire la preuve de sa représentativité pour pouvoir se présenter aux élections de délégués du personnel et de comités d'entreprise. L'esprit de cette loi est d'éviter que le patronat ne puisse susciter des organisations syndicales soumises à lui qui pourraient se présenter au premier tour.

Toujours, les autres syndicats dénoncent devant les tribunaux les nouveaux SUD ainsi créés, ce qui contraint ces derniers à donner la liste de leurs adhérents avec le risque que le juge décide de la communiquer aux autres parties, mettant ainsi en péril les nouveaux sudistes. Cela met bien entendu un frein à ces créations.

En cas de rejet de la représentativité par le tribunal, il reste envisageable d'appeler au boycott des élections, car si un quorum de 50 % de participation n'est pas atteint, un deuxième tour est organisé où les candidatures sont libres. Une fois qu'il a des élus, le syndicat est plus aisément reconnu comme représentatif dans l'entreprise. C'est une tactique qui a fréquemment été employée par les SUD afin d'éviter la communication des listes d'adhérents. Dans les cas où il n'existait jusque là aucune organisation syndicale constituée dans l'entreprise, le syndicat nouvellement créé a obtenu des élus, quelquefois en nombre majoritaire, aux élections au sein de l'entreprise ou de l'établissement.

Mais, en général, quand les organisations syndicales respectant les traditions sont organisées dans l'entreprise, les SUD n'arrivent pas à obtenir que la majorité des salariés boycottent les élections.

Actuellement, L'US Solidaires revendique 90.000 adhérents. Le 21 décembre 2006, l'Union syndicale Solidaires est devenue la huitième organisation représentative à la Fonction publique d'État grâce à une décision du conseil d'état.

En 2008, plusieurs mairies refusent les listes présentées par SUD CT et SUD Éducation (tout deux membres de Solidaires) aux élections professionnelles de la fonction publique territoriale argüant du manque de représentativité de ces deux syndicats comme la loi le leur permettait[3].

Les principes fondateurs

Cette Union se réfère à la Charte d'Amiens, et applique par conséquent les principes qui en découlent. L'union a développé dans ses propositions socio-économiques et dans ses méthodes d'organisation et de fonctionnement certaines approches nouvelles. Ces dispositions sont quelquefois assez éloignées ou plus affirmées que celles d'autres unions syndicales. Toutes ces réflexions portant sur les objectifs comme sur les moyens d'y parvenir guident ses actions :

Méthodes

Selon l'Union, ses méthodes reposent sur :

Activité

Elections prud'homales
  • 1992 : Pour sa première élection prud'homales, le Groupe des 10 (comprenant les syndicats Sud) fait 0, 48%.
  • 1997[4] : le Groupe des 10 fait 0, 32% (- 0, 16)
  • 2002[5] : le Groupe des 10 passe à 1, 51% (+ 1, 19), en présentant uniquement 177 listes (30 % du corps électoral), et obtient 51 élus[6].
  • 2008 [7] : l'Union syndicale Solidaires (comprenant les syndicats Sud) passe à 3, 82% (+2, 31), en présentant 596 listes, soit près de 7000 candidats couvrant plus de 75% du corps électoral, et obtient 92 élus[8][9]. L'Union syndicale Solidaires dépasse les 13% à Millau, Cæn, Guéret, Avignon, Les Sables-d'Olonne, Bobigny, Albi (14, 06%), Montpellier (16, 58%), Blois (18, 48%) et dépasse 20% à Chateauroux.
Organisation syndicale 1987 1992 1997 2002 2008
Solidaires
0, 45 0, 32 1, 51 3, 82 %

Résultats 2008 par collège[10] :

  • Industrie : 1, 9 %
  • Commerce : 4, 9 %
  • Agriculture : 4, 0%
  • Activités diverses : 5, 5%
  • Encadrement : 2, 8 %

Liste des syndicats SUD adhérents Union syndicale Solidaires

Secteur aérien


Secteur bancaire

Secteur chimie

Secteur de la culture

Secteur hospitalier

Secteur de l'enseignement et recherche


Secteur de l'énergie

Secteur Transport

Autres pays

Commentaires politiques

Lors d'une entrevue avec le journal Sud-Ouest, le 26 Novembre 2007, François Hollande, alors secrétaire national du Parti socialiste, déclare, au moment où Sarkozy remet en cause les régimes spéciaux, que «le syndicalisme qu'on doit combattre est celui de SUD»[11].

Notes et références

Bibliographie
  • Jean-Michel Denis, Le Groupe des Dix. Un modèle syndical alternatif, Paris, La Documentation française (cahier travail & emploi), 2001.

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 05/07/2009.
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